Grand-Bassam, 25 mars 2026 (AIP) – La Côte d’Ivoire engage une nouvelle étape dans la structuration de son secteur aquacole, en mettant l’accent sur le renforcement des outils d’évaluation des risques, notamment dans la chaîne de production du tilapia, en vue d’améliorer durablement la production et la sécurité sanitaire des aliments.
Dans cette dynamique, un atelier de finalisation et de validation des travaux d’évaluation des risques des chaînes de valeur aquacoles se tient du mercredi 25 au vendredi 27 mars 2026 à Grand-Bassam. Cette rencontre vise à consolider les conclusions d’une expertise collective et à en valider les recommandations par le groupe de travail mis en place à cet effet.
Organisé en collaboration avec le Projet de développement des chaînes de valeurs vivrières (PDC2V), avec l’appui de la Banque mondiale, cet atelier marque une étape clé dans la mise en place d’outils d’aide à la décision au profit des autorités.
Représentant le ministre des Ressources animales et halieutiques, le directeur des Services vétérinaires et du Bien-être animal, Dr Kallo Vessaly, a indiqué que ces travaux permettront de doter le pays d’instruments stratégiques pour une meilleure maîtrise des risques dans le secteur. Il s’agit notamment d’élaborer une cartographie des risques des chaînes de valeur aquacoles ainsi qu’un profil de risques des principaux produits, en particulier le tilapia d’élevage.
Il a souligné que la montée en puissance de l’aquaculture doit s’accompagner d’un dispositif rigoureux de gestion des risques sanitaires, afin de protéger les consommateurs et de garantir la compétitivité des produits ivoiriens sur les marchés national, sous-régional et international.
Selon Dr Kallo Vessaly, les résultats attendus devraient fournir des bases scientifiques solides pour orienter les politiques publiques, améliorer la planification des contrôles sanitaires et renforcer le système national de sécurité sanitaire des aliments.
« Ces résultats contribueront à moderniser notre dispositif d’inspection et à renforcer la crédibilité de notre système sanitaire, dans un contexte où l’ gouvernement ambitionne de porter la production aquacole à des niveaux beaucoup plus élévès d’ici 2030», a-t-il ajouté.
Le développement de l’aquaculture constitue en effet un levier stratégique pour réduire la forte dépendance du pays aux importations de produits halieutiques. En 2024, la Côte d’Ivoire a importé entre 732 000 et 800 000 T de poisson, pour une valeur estimée à 500 milliards de francs CFA, alors que la demande nationale oscille entre 650 000 et 730 000 T par an.
Face à cette situation, la production locale reste encore limitée, se situant entre 92 000 et 110 000 T, dominée par le tilapia dont la production annuelle est estimée entre 7 700 et 8 500 T.
(AIP)
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