Divo, 26 mars 2026 (AIP) – Le Réseau ivoirien pour la défense des droits des enfants et des femmes (RIDDEF), et ses partenaires dont Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), a organisé à Divo, lundi 23 et mardi 24 mars 2026, à Divo, un atelier de renforcement des capacités des sous-préfets des régions du Lôh-Djiboua et de la Nawa sur la participation des femmes aux prises de décisions, au maintien de la cohésion sociale, à la prévention et au règlement des conflits en lien avec la gestion des ressources naturelles (terre, forêt, eau).
La dizaine de sous-préfets ayant participé à la formation a échangé avec le formateur sur plusieurs aspects du thème principal, notamment, une meilleure compréhension des concepts de cohésion sociale, d’égalité de genre et d’inclusion sociale (GESI), ainsi que leurs liens avec l’adaptation au changement climatique et la gestion durable des ressources naturelles.
L’expert formateur, Eugène Bilé, directeur de la communication de l’Observatoire de la solidarité et de la cohésion sociale (OSCS) au ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, a instruit le corps préfectoral sur la gouvernance locale et les mécanismes d’alerte précoce avec les OSCS. Il a encouragé les sous-préfets à impliquer les femmes dans la prévention des conflits et la gestion des ressources naturelles, ainsi que dans les processus de médiation et de dialogue communautaire inclusif.

L’élaboration d’un plan d’action a sanctionné les travaux de cet atelier avec des recommandations dont la création ou le renforcement d’un cadre de collaboration favorisant la participation effective des femmes et des groupes marginalisés dans les processus locaux de prise de décision. Ce volet du projet devant prendre fin cette année, les sous-préfets ont été exhorté à pérenniser l’approche.
La coordonnatrice du projet ‘’NBS forêt guinéenne’’ pour le compte du RIDDEF, Christiane Kolco By, le directeur adjoint dudit projet pour le compte du partenaire Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), Yao Richard, et le formateur M. Bilé, ont fait des plaidoyers auprès des sous-préfets, afin qu’une forte promotion de l’implication des femmes soit faite dans leurs circonscriptions administratives respectives.
La demande a été surtout faite dans la gestion des conflits liés aux ressources naturelles, « parce que les femmes sont les premières victimes des conflits, les personnes les plus impactées au niveau de leurs activités par les changements climatiques, donc par tous les conflits liés à la rareté des sols, avec l’asséchement des cours d’eau, car elles sont dans le vivrier, et d’autres activités frappées de précarité », a soutenu M. Bilé. Les autorités administratives formées se sont engagées à pérenniser cette approche faisant la promotion des femmes.
Le RIDDEF exécute depuis deux ans de nombreuses activités dans les régions du Lôh-Djiboua et de la Nawa, dans le cadre du « Projet d’adaptation climatique basée sur la nature dans les forêts guinéennes de l’Afrique de l’ouest (Projet NBS forêts guinéennes) ». Il le fait en partenariat avec l’EUMC et d’autres partenaires et développe surtout l’approche impliquant la prise en compte du genre et l’implication effective de la femme dans la mise en œuvre de l’adaptation climatique. Trois pays d’Afrique de l’ouest en sont bénéficiaires, notamment la Côte d’Ivoire, le Ghana et la Guinée.
(AIP)
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