Aboisso, 4 juil 2026 (AIP) – Les crimes commis dans le ressort du tribunal de première instance d’Aboisso seront désormais jugés sur place, mettant fin au transfert systématique des dossiers criminels à Abidjan, à la faveur de l’ouverture, vendredi 3 juillet 2026, de la première session du tribunal criminel de cette juridiction.
Cette première session, qui compte 54 affaires inscrites au rôle, traduit l’entrée en vigueur effective des compétences criminelles du tribunal de première instance d’Aboisso, érigé par le décret n°2025-663 du 30 juillet 2025 portant transformation des tribunaux détachés en tribunaux de première instance.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le président du tribunal, Kokogny Séka Victorien, a souligné que cette évolution institutionnelle dépasse le simple changement de statut administratif.
« Rapprocher la justice du justiciable, c’est rendre la République plus visible et plus crédible », a-t-il déclaré, assurant que les infractions criminelles qui portent atteinte à la paix des familles et des communautés bénéficieront désormais d’une réponse judiciaire plus rapide et conforme à la loi.
Il a réaffirmé le principe d’égalité de tous devant la justice, indiquant que « du plus faible au plus puissant, nul ne sera au-dessus ni en dessous de la loi ».
Le greffier en chef, Georges Diby, a procédé à la lecture du décret consacrant cette réforme judiciaire.
Pour sa part, la procureure de la République près le tribunal de première instance d’Aboisso, Rosine Sonté, a qualifié cette première audience criminelle de « date historique » pour la juridiction. Elle a rappelé que les affaires criminelles relevant jusque-là du ressort d’Aboisso étaient jugées à Abidjan.
Selon elle, leur traitement désormais au sein de la juridiction locale contribuera à rapprocher davantage la justice des populations, à renforcer la préservation de l’ordre public et à envoyer un signal de fermeté dans la répression des actes criminels.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du préfet de la région du Sud-Comoé, Ibrahima Cissé, des autorités judiciaires, d’avocats, de chefs coutumiers et de plusieurs personnalités.
(AIP)
akn/kp

