Bouaflé, 16 avr 2026 (AIP)-Un concours scolaire de sensibilisation aux dangers liés au mercure et de promotion de l’éducation-formation a été officiellement lancé, mercredi 15 avril 2026 à Bouaflé, autour du thème, « L’école face à l’orpaillage ».
Initiée par le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, en collaboration avec le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie, le ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, le ministère de l’Enseignement technique ainsi que les ONG CASE et IMPACT, cette activité s’inscrit dans le cadre du projet Planet GOLD.
Selon la coordonnatrice du projet Planet GOLD, Dr Vi Kouadio Amenan, ce concours vise à sensibiliser les élèves aux effets néfastes de l’orpaillage, notamment ses impacts sur l’environnement, la santé et le tissu social, tout en luttant contre l’abandon scolaire.
« Nous voulons faire comprendre à nos jeunes que l’école demeure la voie la plus sûre vers un avenir stable et prometteur, contrairement aux illusions de richesse rapide offertes par les sites d’orpaillage », a-t-elle déclaré, exhortant les élèves à s’approprier cette initiative pour contribuer au changement des mentalités.
Le concours se déroulera en trois étapes, à savoir une phase éliminatoire prévue le 22 avril, une demi-finale le 29 avril et la grande finale fixée au 6 mai. Ces différentes phases mettront en compétition 12 établissements répartis en trois poules. La poule A est composée des établissements Angovia, Lymex, Amarante et Prestige, la poule B regroupe Fadiga, Itratou Koudougo, Saint Raphaël et Charles Koffi Diby, tandis que la poule C comprend Phoenix, Banadama, le lycée 1 et le lycée 2 de Bouaflé.
Au nom de la direction régionale de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (DRENA), la secrétaire générale, Diagonnetti Cécile, a salué le choix de Bouaflé pour abriter la première édition de ce concours, estimant qu’il s’agit d’une initiative importante ciblant une frange vulnérable de la population, souvent exposée aux tentations de l’orpaillage.
Elle a exprimé le souhait de voir cette initiative s’étendre à un plus grand nombre d’élèves dans les prochaines éditions, tout en recommandant une meilleure anticipation dans la diffusion des informations relatives à son organisation, afin de favoriser une participation accrue des établissements.
Représentant le préfet de région, la secrétaire générale de préfecture, Séka Lydie, a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’encadrer rigoureusement cette initiative, suggérant l’intégration de spécialistes du secteur minier et environnemental au sein du jury, en complément des enseignants. Elle a également mis en garde les élèves contre les conséquences de l’orpaillage illicite, notamment la déscolarisation, les pertes en vies humaines et la dégradation de l’environnement.
« Au lieu d’abandonner vos cahiers et vos livres pour des activités dangereuses et incertaines, consacrez-vous pleinement à vos études. Ce sont ces outils qui feront de vous les cadres de demain », a-t-elle conseillé, appelant les jeunes à faire le choix de la réussite par l’éducation.
La cérémonie a été marquée par un exposé sur les effets environnementaux, sociaux et sanitaires de l’orpaillage illégal, animé par un représentant du ministère de l’Environnement, Thomas Gnamessou, ainsi que par un défilé des établissements participants.
(AIP)
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