Grand-Bassam, 06 août 2025 (AIP) – Un atelier d’échanges visant à mobiliser le secteur privé et les médias pour le développement de l’économie bleue en Côte d’Ivoire s’est ouvert dimanche 3 août 2025 à Grand-Bassam, à l’initiative du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI), avec le soutien de la FAO et de la Banque mondiale.
Représentant le ministre des Ressources animales et halieutiques, le conseiller technique N’Gandi Kouadio Serge a salué cette initiative, qu’il a qualifiée de cadre stratégique d’information, de concertation et de valorisation des potentialités liées aux ressources halieutiques. Il a souligné l’ambition du gouvernement de faire de ce secteur un levier de croissance durable, de sécurité alimentaire et de création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.
Au nom de la CCI-CI, Jules Gueu a dit être présent à cet atelier pas simplement pour discuter d’un concept, mais pour amorcer une dynamique collective autour d’un enjeu stratégique : la transition vers une économie bleue durable, inclusive et génératrice d’opportunités.
Il a rappelé que cette économie repose sur une valorisation raisonnée des ressources aquatiques – maritimes, fluviales et lagunaires à travers des secteurs comme la pêche, l’aquaculture, le transport maritime, le tourisme côtier ou encore les énergies marines renouvelables. Il a affirmé que la Chambre entend jouer un rôle central en facilitant l’accès au financement, en structurant les chaînes de valeur et en favorisant l’émergence d’un écosystème maritime compétitif.
Selon Jules Gueu, cet atelier vise à renforcer l’appropriation nationale du concept d’économie bleue, à favoriser une meilleure compréhension de ses enjeux et opportunités, et à stimuler les synergies entre les acteurs publics, privés, médiatiques et territoriaux autour de sa promotion.
Le représentant de la FAO, Dedi Séraphin, s’est réjoui de la tenue de cet atelier, qu’il considère comme une réponse au défi du passage du secteur informel au secteur formel. Il a estimé que, malgré ses faiblesses, le secteur informel est un « formidable amortisseur » de développement. Il s’agit maintenant de mieux l’encadrer et de créer des ponts avec l’administration et les structures formelles, afin d’intégrer pleinement les acteurs de l’économie bleue aux dispositifs d’accompagnement.
Il a également insisté sur l’importance de l’engagement du secteur privé pour faire émerger la diversité des emplois liés à cette économie, en appelant chaque acteur à jouer son rôle dans la vulgarisation et la promotion de l’économie bleue en Côte d’Ivoire.
Les travaux ont pris fin mardi, note-t-on.
(AIP)
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