Grand-Bassam, 14 juil (AIP) – Des experts du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), des institutions de recherche, des universités ainsi que des partenaires techniques et financiers sont réunis à Grand-Bassam du mardi 14 au mercredi 15 juillet 2026, dans le cadre d’un atelier consacré à la validation de la stratégie nationale de lutte contre la trypanosomiase animale, visant à renforcer la santé animale et à améliorer la productivité de l’élevage et des filières connexes en Côte d’Ivoire.
Le MIRAH, à travers la direction des services vétérinaires et du bien-être animal, a engagé l’élaboration de cette stratégie nationale, alignée sur l’approche du Parcours pour le contrôle progressif des trypanosomoses animales africaines (PCP-TAA), recommandée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Selon la représentante du ministre Sidi Touré, la conseillère technique Fadiga Haïda, au regard des impacts sanitaires, économiques et sociaux de cette maladie, une réponse nationale mieux adaptée, coordonnée, durable et orientée vers des résultats mesurables s’impose.
Elle a estimé que la validation de cette stratégie constitue une étape déterminante vers une réponse nationale plus cohérente et plus efficace face aux trypanosomoses animales africaines.
Le directeur des services vétérinaires, Dr Kallo Vassely, a souligné qu’il est indispensable d’éliminer cette maladie à travers une approche intégrée combinant la lutte contre le vecteur, le traitement des animaux infectés ainsi que l’implication des chercheurs, des services d’encadrement, des éleveurs et des services vétérinaires.
Il a rappelé que la précédente stratégie, élaborée il y a plus de 15 ans, devait être actualisée afin de prendre en compte le contexte actuel et d’intégrer les nouveaux acteurs intervenant dans la lutte contre cette maladie. « Donc, il faut une stratégie adaptée au nouveau contexte. C’est pour ça que nous sommes là aujourd’hui pour la valider avec toutes les parties prenantes », a-t-il déclaré.
Le directeur de l’Institut Pierre Richet, Soro Dramane a, pour sa part, rappelé que la Côte d’Ivoire peut se féliciter des progrès majeurs accomplis dans la lutte contre la trypanosomiase humaine africaine (THA). Grâce aux efforts conjugués du Programme national de lutte, des institutions de recherche, des services de santé, des partenaires techniques et des communautés, le pays a obtenu en 2020 l’élimination de cette maladie comme problème de santé publique, une avancée majeure dans le domaine de la santé.
Il a toutefois averti que cette réussite ne doit pas occulter les défis persistants. La trypanosomose animale africaine demeure une contrainte importante au développement de l’élevage en Côte d’Ivoire et dans plusieurs pays africains.
La trypanosomose animale africaine est une maladie parasitaire transmise principalement par les glossines, communément appelées mouches tsé-tsé. Elle affecte les bovins, les ovins, les caprins et d’autres espèces animales, entraînant une baisse de la production de viande et de lait, une diminution de la capacité de traction des animaux ainsi que d’importantes pertes économiques pour les éleveurs.
À travers cette stratégie nationale, les autorités ivoiriennes entendent renforcer la prévention, la surveillance, le contrôle du vecteur et la prise en charge des animaux infectés, conformément aux recommandations internationales en matière de santé animale.
(AIP)
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