Implanté sur un site d’un hectare, ce marché de gros vise à moderniser la commercialisation des produits vivriers dans la région. L’infrastructure comprend un bâtiment principal doté de bureaux administratifs modernes, d’un magasin de stockage sécurisé, d’un hangar de manutention, d’installations sanitaires ainsi que d’espaces aménagés pour le chargement et le déchargement des produits.
Pour soutenir son fonctionnement, le site a été équipé de matériels roulants et logistiques, notamment deux véhicules utilitaires de type Kia, trois tricycles, deux motos, ainsi que deux bascules de grande capacité et deux balances de précision. Ces équipements permettront aux producteurs, transformateurs et commerçants de passer progressivement de la vente informelle par tas, à un système de pesée moderne et normé.
Selon le ministre Serey Doh, cette réalisation s’inscrit dans le vaste programme gouvernemental de création de 155 marchés de proximité à travers le pays, dont cinq dans la région du Guémon. « Ce marché doit contribuer à structurer la filière vivrière, améliorer les revenus des producteurs et lutter efficacement contre la vie chère », a-t-il souligné.
Les acteurs de la chaîne vivrière, réunis autour de leur porte-parole, Bly Mauricette, ont salué l’appui des autorités et se sont engagés à assurer un approvisionnement régulier du marché en produits locaux tels que la banane plantain, le manioc, le riz, l’igname, le gombo, l’aubergine, le piment ainsi que des produits transformés comme l’attiéké et le placali.
La pose de la première pierre de ce marché s’est effectuée le vendredi 31 mars 2023. A cette occasion, l’Office d’aide à la commercialisation des produits vivriers (OCPV) avait annoncé que selon l’Institut national de la statistique de Man et la direction régionale de l’Agence nationale d’appui au développement rural du Guémon, la production vivrière de la région est de 149.000 tonnes par an, avec pour composante dominante le manioc et le riz de bas-fonds.
(AIP)
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