Yamoussoukro, 18 sept 2025 (AIP) – La deuxième session de renforcement des capacités et de sensibilisation des maires de Côte d’Ivoire sur le travail de soins non rémunéré (TSNR) s’est ouverte mercredi 17 septembre 2025 à Yamoussoukro, en présence de la représentante résidente d’ONU Femmes en Côte d’Ivoire, Adjaratou Fatou N’diaye.
Les travaux visent à accroître la compréhension de la thématique du TSNR au sein des collectivités locales et à promouvoir des mesures concrètes pour une meilleure prise en compte de cette problématique dans les politiques publiques.
Mme N’diaye a souligné l’importance de l’atelier, en mettant en avant l’impact du travail de soins non rémunéré sur l’économie nationale et la nécessité d’une plus grande implication des collectivités locales.
« Toutes les études montrent que l’argent gagné par les femmes contribue plus efficacement à la lutte contre la pauvreté. Une meilleure participation des femmes au développement économique aura donc un impact direct sur la réduction de la pauvreté », a-t-elle déclaré.
Elle a appelé à soutenir les femmes afin de les libérer de ce type d’activités et à impliquer également les hommes et les jeunes garçons dans leur partage, à travers des campagnes de sensibilisation.
Pour le sous-directeur des études et du développement de la sécurité sociale au ministère de l’Emploi et de la Protection sociale, Grah Maurice, cet atelier marque une étape importante vers la reconnaissance du travail de soins non rémunéré en Côte d’Ivoire. Il a rappelé que l’initiative, engagée depuis 2023, bénéficie d’un appui institutionnel et vise à capitaliser sur les actions déjà menées pour améliorer les conditions de vie des femmes et des enfants.
Le représentant du maire de Yamoussoukro, Félicien Gomon, a pour sa part insisté sur l’engagement de la municipalité en faveur des questions de genre.
« Il faut déboulonner tous les concepts rétrogrades qui continuent d’exclure la femme. Cet atelier est plus qu’important, car il participe à la paix sociale et au développement », a-t-il affirmé.
Fatou N’diaye a, au nom d’ONU Femmes, plaidé pour une implication accrue des femmes dans les processus de budget participatif au niveau des collectivités locales, afin qu’elles puissent exprimer leurs besoins et bénéficier d’allocations budgétaires adaptées.
« Il n’y a pas de réalisation sans ressources, et la participation des femmes à la répartition de ces ressources est indispensable », a-t-elle conclu.
(AIP)
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