Vous revenez de la 43ᵉ session de la Conférence générale de l’UNESCO à Samarcande. Que retenez-vous de la participation du REDICI à cet événement d’envergure mondiale ?
J’ai été très impressionnée. C’est un événement qui marque l’histoire et la mémoire de toute notre organisation. Ce qu’il faut retenir, c’est que la Côte d’Ivoire a une fois de plus affirmé sa présence de façon significative dans le concert des nations. La participation du REDICI à cet événement illustre notre engagement à promouvoir le leadership féminin et l’éducation inclusive à l’échelle mondiale.
Le REDICI a pris part aux échanges de l’Espace NatCom–ONG aux côtés de la délégation ivoirienne. Quels messages ou initiatives le réseau a-t-il portés lors de ces échanges, notamment autour du leadership féminin et de l’éducation inclusive ?
Notre présence s’est articulée autour de deux volets. D’une part, nous avons participé aux sessions des commissions, en qualité de membre de la Commission Éducation de la délégation ivoirienne, contribuant aux travaux de réflexion sur diverses thématiques liées à l’éducation, la communication, les sciences et le forum des jeunes.
D’autre part, nous avons noué des partenariats et tissé des contacts précieux avec des acteurs et actrices internationaux du monde de l’éducation, afin de partager nos initiatives et d’ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration. C’est ainsi que nous avons porté nos messages sur le leadership féminin et l’importance d’une éducation inclusive et équitable.
Quelles leçons ou bonnes pratiques issues de la Conférence pourraient inspirer ou renforcer les actions du REDICI en Côte d’Ivoire, surtout en matière d’égalité de genre et d’accès équitable à l’éducation ?
Les travaux de la Conférence ont mis en avant plusieurs thématiques clés : le leadership féminin est désormais fortement intégré dans toutes les commissions. La lutte contre les discriminations parmi les enseignants et la valorisation de leur voix ont également été largement abordées. Une innovation majeure sera la création d’une plateforme interactive pour favoriser le dialogue mondial entre enseignants.
Enfin, il faut souligner que l’UNESCO consacre 19 % de son budget annuel à l’égalité des genres, l’un des pourcentages les plus élevés parmi les Nations Unies. Ces retours constituent un précieux capital d’expériences et de bonnes pratiques que nous pourrons adapter et déployer au niveau national.
En tant que femme leader et présidente d’un réseau d’enseignantes, comment percevez-vous aujourd’hui le rôle du leadership féminin dans la transformation du système éducatif ivoirien ?
Aujourd’hui, tout le monde reconnaît que la place de la gent féminine est essentielle dans le secteur éducation-formation. Les femmes sont présentes sur tous les fronts : dans les classes, les administrations, les structures d’encadrement et même à des postes décisionnels. Leurs performances sont excellentes. Au REDICI, notre leitmotiv a toujours été d’être des enseignantes et des travailleuses d’excellence, capables d’impacter positivement leur environnement professionnel et social.
Après cette belle expérience à Samarcande, quelles sont les prochaines étapes ou priorités du REDICI pour continuer à porter la voix des enseignantes ivoiriennes sur la scène nationale et internationale ?
Nous allons organiser notre réunion de rentrée scolaire solennelle afin de présenter et faire valider nos programmes d’activités 2025-2026, en nous appuyant sur le thème de notre ministre de tutelle. Ensuite, nous déploierons toutes nos activités pour le bénéfice de nos membres. Nous avons également rencontré et échangé avec des décideurs et autorités d’autres pays, sur les questions de l’éducation et sur la place primordiale de la femme dans le secteur éducatif.
Je tiens à remercier Madame la ministre, Pr Mariatou Koné, pour avoir retenu le REDICI comme organisation de la société civile participant à la conférence générale pour la première fois, ainsi que Pr Soro N’Golo Aboudou, secrétaire général, pour son mentorat. Je remercie enfin toutes les “rediciennes” qui ont contribué à cette mission historique.
La participation du REDICI à Samarcande illustre que l’éducation durable et inclusive est une priorité mondiale, et que le leadership féminin ivoirien est un moteur essentiel de transformation du système éducatif. Grâce à cette expérience, le REDICI renforce sa capacité à tisser des partenariats internationaux, à partager ses bonnes pratiques et à porter la voix des enseignantes ivoiriennes sur la scène nationale et internationale.
(AIP)
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