Abidjan, 11 déc 2025 (AIP) – La présidente du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), Namizata Sangaré, a ouvert jeudi 11 décembre 2025 au siège de l’institution à Abidjan, la 46e session du Forum des Droits de l’Homme, consacrée au thème « Processus électoral : bilan de l’élection présidentielle et perspectives ».
Mme Sangaré a souligné l’importance de l’élection comme acte fondateur de la démocratie et a rappelé que la Côte d’Ivoire est engagée dans un cycle électoral dense, avec les élections législatives du 27 décembre prochain et les élections locales en 2026.
« Le CNDH a un rôle déterminant à jouer dans la consolidation de la dynamique démocratique », a déclaré Mme Sangaré. Elle a ajouté que, la mission de sa structure, « est de contribuer à favoriser un contexte propice à une participation inclusive et apaisée, impliquant aussi bien la population que la classe politique ».
L’objectif de cette rencontre est de susciter des échanges constructifs autour du bilan de l’élection présidentielle et d’anticiper les perspectives et les enjeux des élections législatives et locales. Les participants ont été invités à partager leurs expériences et à formuler des recommandations pour améliorer la qualité du processus électoral.
« La protection et la promotion des droits de l’homme sont indissociables d’un processus électoral juste, transparent et inclusif », a souligné Mme Sangaré, ajoutant que, « La crédibilité des élections est le pilier de la stabilité sociale ».
Le Forum des Droits de l’Homme est un espace d’échanges et de réflexions qui réunit des organisations membres du CNDH pour discuter des questions relatives aux droits de l’homme et à la démocratie en Côte d’Ivoire.
La Côte d’Ivoire a été le théâtre d’un contexte socio-politique particulier depuis trois décennies. En effet, à l’issue de l’élection présidentielle de 2010, le pays a connu une crise post-électorale occasionnant plusieurs violations et atteintes des droits de l’Homme ainsi qu’une fracture sociale entre les différents groupes ethniques.
Après 10 années d’accalmie, le pays a fait l’objet de troubles en lien avec les élections présidentielles d’octobre 2020, où l’opposition ivoirienne a massivement appelé ses militants et sympathisants au boycott. Cette période a également été marquée par des tensions sociopolitiques et des violations et atteintes des droits de l’Homme partout dans le pays.
Les jeunes, représentant une frange importante de la population ivoirienne, sont à la fois des acteurs clés de ces tensions qui naissent au cours des processus électoraux car ils sont le plus souvent instrumentalisés pour diffuser des propos haineux et commettre des actes de violences. Ces actes remettent en cause le respect des droits de l’Homme au cours de cette période.
Face aux violations intempestives des droits de l’Homme au cours des processus électoraux, il est essentiel de sensibiliser cette jeunesse politique à la culture des droits de l’Homme, à la démocratie et à la non-violence pendant les périodes électorales, note-t-on.
(AIP)
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