Doropo, 30 jan 2026 (AIP)-Les orpailleurs du département de Doropo ont été invités à libérer pacifiquement les sites d’orpaillage illégal situés sur le permis de l’entreprise Resolute mining qui a découvert en mai 2025, dans ce département, un gisement aurifère de classe mondiale estimé à plus de 100 tonnes d’or.
Cet appel leur a été lancé lundi 26 janvier 2026 au cours d’une rencontre de sensibilisation, au foyer des jeunes de Doropo, à l’initiative de cette entreprise minière, sous la présidence du préfet de Doropo, Tohoury Paulin-Martial Okou.
La rencontre s’inscrit dans le cadre d’une approche inclusive et participative des parties prenantes pour la libération pacifique des sites d’orpaillage illégal dans l’emprise du projet minier.
Au cours d’une projection, le représentant de l’entreprise, Diakité Mory, a expliqué l’ampleur de l’orpaillage illégal sur le permis minier, ainsi que les impacts environnementaux, les risques de pertes en vies humaines et aussi la recrudescence du phénomène de la menace sécuritaire.
Présents à cette rencontre, le président du Conseil régional du Bounkani, Dr Hien Philippe et le député de Doropo, Noufé Sansan Koulanfirté, ont rappelé la nécessité et l’urgence de la libération pacifique des sites illégalement occupés par les orpailleurs artisanaux.
« Vous ne pouvez plus continuer à creuser dans l’illégalité à partir de fin janvier 2026 », a insisté, Dr Hien Philippe, invitant ainsi les orpailleurs à sortir de l’illégalité et se regrouper en coopératives conformément à la réglementation minière en vigueur.
A l’issue de la rencontre, une plateforme de concertation a été mise en place pour veiller au respect de la mesure d’interdiction de l’orpaillage illégal sur le site minier de Resolute. Cette action débutera par la sensibilisation des acteurs impliqués dans cette pratique afin de mieux gérer pacifiquement les éventuels contentieux qui pourraient être liés à la libération des zones minéralisées.
Le projet minier porté par Resolute Mining offrira des perspectives économiques considérables pour la région du Bounkani avec 3 000 emplois directs durant les phases de construction et d’exploitation de la mine, auxquels s’ajouteront plusieurs milliers d’emplois indirects dans des secteurs connexes tels que le transport, le commerce et la prestation de services, rappelle-t-on.
(AIP)
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