Abidjan, 4 mars 2026 (AIP)– Trois semaines après le passage du cyclone tropical Gezani, l’est de Madagascar reste plongé dans une situation critique, ont annoncé mardi 03 mars 2026, des médias internationaux.
Le bilan officiel communiqué mardi fait état de 62 morts et de 13 personnes toujours portées disparues, principalement dans la région de Tamatave, touchée par les intempéries.
Dans la grande ville portuaire, également connue sous le nom de Toamasina, les habitants tentent de faire face aux conséquences, des dégâts matériels.
Si l’approvisionnement en eau potable a été rétabli, près de 85 % du réseau électrique reste hors service et le retour complet du courant pourrait prendre jusqu’à 40 jours, selon les autorités locales. Les infrastructures sanitaires figurent parmi les plus touchées, les deux centres hospitaliers universitaires de Toamasina fonctionnant dans des conditions précaires grâce à des groupes électrogènes, d’après des sources médicales.
La crise s’étend également au plan économique et alimentaire. L’ONG Action contre la faim constate un doublement des prix des produits de première nécessité, notamment le riz, l’huile, les fruits et légumes, depuis le passage du cyclone.
Par ailleurs, d’importantes superficies de rizières ont été inondées, compromettant les prochaines récoltes, tandis que l’élevage de volailles et de canards ainsi que l’apiculture ont subi des pertes significatives, menaçant les revenus des producteurs et accentuant les risques d’insécurité alimentaire pour les populations les plus vulnérables.
Selon le système des Nations unies à Madagascar, près de 68 millions de dollars américains sont nécessaires pour fournir une assistance vitale à environ 486 000 personnes affectées par les récents cyclones. Outre Gezani dans l’est du pays, le cyclone Fytia a frappé le nord-ouest dix jours plus tôt, aggravant encore la situation humanitaire.
Alors que les opérations de secours se poursuivent, les autorités et les organisations humanitaires appellent à une mobilisation rapide de la communauté internationale afin d’éviter une crise humanitaire durable dans la Grande Île.
(AIP)
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