Abidjan, 03 mars 2026 (AIP)- La République islamique d’Iran, par la voix de son ambassadeur en Côte d’Ivoire, Meigoni Gholam Reza, a dénoncé mardi 03 mars 2026 lors d’un point presse à Abidjan, l’agression militaire brutale perpétrée le 28 février 2026 par les États-Unis et Israël.
Face à ce qu’il a qualifié d’actes terroristes et de crimes contre l’humanité, le diplomate a déclaré que Téhéran a revendiqué officiellement l’exercice de son droit inhérent à la légitime défense conformément à la Charte des Nations Unies, marquant ainsi une rupture majeure dans les efforts diplomatiques nucléaires.
Cette agression est survenue alors que des négociations se tenaient à Genève, illustrant, selon l’ambassadeur iranien, le manque de fiabilité des partenaires occidentaux. Pour lui, ce sabotage délibéré du dialogue diplomatique rappelle les événements de juin 2025, et a paralysé toute possibilité de renégociation du Plan d’action global commun.
Le diplomate iranien a souligné que ces attaques ont été lancées au moment même où des équipes techniques devaient se réunir pour discuter des détails de l’accord.
Le point de rupture le plus critique de cette déclaration a concerné le ciblage direct du Guide suprême de la Révolution islamique, l’ayatollah Seyyed Ali Khamenei.
L’ambassade a dénoncé une violation flagrante de l’article 2 de la Charte des Nations Unies et une attaque directe contre l’immunité des chefs d’État. Cet acte a été décrit comme une offense majeure envers une figure religieuse respectée par des millions de musulmans dans le monde, ce qui a entraîné des conséquences dont la responsabilité a incombé exclusivement aux auteurs de l’attaque.
Le bilan humain communiqué par la représentation diplomatique a fait état de destructions massives, notamment celle de l’école de filles Minab à Bandar Abbas où près de 200 jeunes filles ont été victimes des frappes.
Des zones résidentielles, des hôpitaux et des monuments historiques ont également été pris pour cible, actes que l’Iran a qualifiés de crimes de guerre et d’atrocités odieuses qui ont compromis les valeurs de la communauté internationale.
En représailles, les forces armées iraniennes ont mené dès le jour même des attaques contre des bases militaires américaines dans le golfe Persique et au Moyen-Orient.
L’ambassadeur iranien a averti que toutes les installations hostiles dans la région sont devenues des cibles militaires légitimes. Il a appelé les pays voisins à ne pas permettre l’utilisation de leur territoire pour des opérations contre l’Iran, précisant que tout point d’origine d’une attaque a été systématiquement visé par la riposte iranienne.
Téhéran a sollicité une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies pour faire face à cette menace sans précédent pour la paix mondiale. Tout en réitérant sa politique de bon voisinage, l’Iran a affirmé que sa puissance militaire a répondu avec détermination à toute nouvelle agression afin de préserver son intégrité territoriale et sa souveraineté nationale.
(AIP)
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