Abengourou, 25 avr 2026 (AIP) – Le préfet de la région de l’Indénié-Djuablin, préfet du département d’Abengourou, Kouadio Kouassi Eugène, a annoncé jeudi 23 avril 2026, une série de mesures fermes dont des démolitions de constructions illégales, pour lutter contre le désordre urbain et améliorer le cadre de vie des populations.
Lors d’une réunion d’information et de sensibilisation tenue à la salle des fêtes de l’Hôtel de ville, le préfet a salué « le courage » du maire d’Abengourou, Hervé Adom, pour son engagement à assainir la ville, tout en appelant à l’implication de toutes les composantes sociales, notamment les autorités traditionnelles et les leaders d’opinion.
Il a rappelé les règles en matière d’urbanisme, insistant sur l’obligation de disposer d’un permis de construire avant toute édification de bâtiment, ainsi que de l’autorisation préalable du préfet pour tout projet de lotissement. Cette autorisation, a-t-il précisé, vise à s’assurer que les promoteurs disposent des moyens nécessaires pour viabiliser les sites, notamment en eau et en électricité.
« Si ces procédures ne sont pas respectées, les chantiers seront arrêtés », a-t-il averti. Le préfet a indiqué que des procédures sont déjà engagées sur certains sites visités et que le procureur sera saisi en vue d’obtenir des ordonnances de démolition des constructions irrégulières.
Abordant la question de la salubrité, Kouadio Kouassi Eugène a appelé les populations à plus de civisme, rappelant que le jet d’ordures sur la voie publique constitue une infraction. Il a encouragé les citoyens à dénoncer ces comportements auprès des forces de l’ordre, preuves à l’appui.
Dans la phase opérationnelle annoncée, des mises en demeure seront prochainement adressées aux occupants illégaux du domaine public, avec un délai pour libérer les emprises. Les zones concernées sont notamment les axes allant de la mairie au conseil régional, de la mairie à la voie de Niablé en passant devant la cour royale, du corridor à Agnibilékrou, ainsi que la voie présidentielle.
Le préfet a également mis en garde contre les nuisances sonores, invitant les exploitants de maquis à respecter les niveaux sonores réglementaires sous peine de sanctions, et n’a pas exclu des restrictions de circulation pour les motocyclistes en cas de persistance de l’incivisme routier.
« Notre objectif n’est pas de brimer, mais de faire respecter les règles pour offrir aux populations un cadre de vie agréable », a-t-il conclu, appelant chacun à s’engager pour faire d’Abengourou une ville propre et ordonnée.
(AIP)
nam/cmas

