Abidjan, 28 mai 2026 (AIP) – Le président de l’Association des responsables d’audit interne des entreprises publiques de Côte d’Ivoire (ARAP-CI), Koffi K. Jacques, a plaidé, jeudi 28 mai 2026 à Abidjan-Cocody, pour un accompagnement accru du ministère en charge des entreprises publiques, afin de permettre à son organisation de poursuivre ses actions de renforcement des capacités dans les domaines de l’audit interne, du contrôle interne et de la gestion des risques.
Cet appel a été lancé à l’ouverture d’un séminaire de formation et de partage d’expériences organisé par l’ARAP-CI à l’hôtel Mirabel de la Riviera Palmeraie autour du thème : « Maîtriser et piloter les risques stratégiques dans les entreprises publiques : de la conformité à la performance durable ».
Selon Koffi K. Jacques, les activités menées par l’association s’inscrivent dans une dynamique d’accompagnement des entreprises publiques et des autorités de tutelle en vue d’améliorer leur efficacité et leurs performances.
« Nous menons des actions qui, en réalité, contribuent à l’effort du ministère. Tout ce que nous faisons, c’est pour appuyer les actions des conseils d’administration et des directions générales pour que les entreprises publiques se portent mieux et soient efficaces », a-t-il déclaré.
Le président de l’ARAP-CI a souligné que l’ambition de l’organisation est de contribuer à l’atteinte de performances durables au sein des entreprises publiques ivoiriennes à travers la promotion des bonnes pratiques de gouvernance et de maîtrise des risques.
« Nous apportons notre pierre à l’édifice. Il serait bien que le ministère en charge des entreprises publiques puisse être un peu regardant sur nos activités », a-t-il souhaité, révélant qu’une demande d’audience a été adressée à la ministre de tutelle afin d’examiner les possibilités d’appui institutionnel et financier.
Koffi K. Jacques a tenu à clarifier la mission de l’ARAP-CI, affirmant que l’organisation n’est pas un syndicat destiné à revendiquer ou à perturber le fonctionnement des entreprises publiques.
« Au début, les gens avaient une appréhension. Ils pensaient qu’on créait l’ARAP-CI pour être un syndicat afin de revendiquer ou de bousculer les choses. Mais non », a-t-il insisté.
À l’en croire, l’association œuvre essentiellement au renforcement des capacités des professionnels de l’audit interne, du contrôle interne et de la gestion des risques, afin de faire de ces fonctions des leviers stratégiques de création de valeur au sein des organisations publiques.
Le président de l’ARAP-CI a également dénoncé certaines perceptions négatives longtemps associées aux métiers de l’audit interne.
« À l’époque, on voyait l’audit interne comme un poste de garage. Lorsqu’on vous envoyait à l’audit interne, c’était comme si on vous envoyait dans un garage. Pourtant, ce sont des fonctions certes difficiles, mais valorisantes », a-t-il expliqué.
Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de changer le regard porté sur les missions de contrôle au sein des entreprises.
« Les gens ne doivent pas voir le contrôle comme un gendarme qui effraie tout le monde. Nous sommes une fonction d’amélioration », a-t-il affirmé, précisant que le rôle des auditeurs internes consiste avant tout à identifier les dysfonctionnements et proposer des mesures correctives.
Concernant les éventuelles sanctions liées aux irrégularités constatées, il a rappelé que les auditeurs internes ne sont pas des organes de répression.
« Nous faisons le travail et apportons de l’amélioration. S’il y a des dysfonctionnements graves qui méritent des sanctions, ce n’est pas l’auditeur interne qui prendra la décision », a-t-il indiqué.
À travers ce séminaire, l’ARAP-CI entend renforcer la culture de gestion des risques dans les entreprises publiques ivoiriennes et promouvoir une gouvernance davantage orientée vers la performance durable et la prévention des risques stratégiques.
(AIP)
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