Abidjan, 17 juin 2026 (AIP) – Le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) a organisé, mardi 16 juin 2026 à Agboville, un atelier de sensibilisation et de formation des acteurs des filières animales et halieutiques sur les bonnes pratiques de conservation, de transformation et de commercialisation des produits, afin de réduire les pertes post-production et d’améliorer la qualité des denrées mises sur le marché.
Initiée par la direction de la formation, de la vulgarisation et de la valorisation des produits (DF2VP), cette rencontre de deux jours réunit une trentaine de participants issus des filières porcine, avicole, bétail-viande, lait et pêche-aquaculture, ainsi que des représentants des services techniques du MIRAH.
À l’ouverture des travaux, les responsables du ministère ont rappelé l’importance stratégique des productions animales et halieutiques pour l’économie nationale, la sécurité alimentaire et l’emploi. Selon les données du Recensement des exploitants et exploitations agricoles (REEA 2015-2016), plus de 700 000 exploitants évoluent dans ces secteurs qui fournissent près de 60 % des apports en protéines animales consommées en Côte d’Ivoire.
Les intervenants ont toutefois relevé que les pertes post-abattage et post-capture demeurent importantes en raison de l’insuffisance des techniques appropriées de conservation, de transformation et de commercialisation.
« Il est nécessaire de changer certaines habitudes et d’adopter les techniques modernes qui vous seront présentées afin d’accroître vos revenus tout en préservant la santé des populations », a recommandé le directeur régional des Ressources animales et halieutiques de l’Agnéby-Tiassa, Ketremindié Louis, représentant le ministre Sidi Tiémoko Touré.
La sous-directrice de la vulgarisation et de la recherche-développement à la DF2VP, Dago Aline, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre de la Politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (PONADEPA 2022-2026), qui vise notamment à renforcer la compétitivité des filières et à réduire la dépendance du pays aux importations de produits animaux.
Les modules de formation portent sur la réglementation en matière d’hygiène, les risques liés à la manipulation des produits, les techniques de conservation et de transformation respectueuses de l’environnement ainsi que les stratégies de commercialisation à valeur ajoutée.
Les participants ont également été sensibilisés à la nécessité de disposer d’une plateforme d’échanges et d’une organisation professionnelle forte pour mieux défendre les intérêts des acteurs du secteur.
(AIP)
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