Abidjan, 17 juin 2026 (AIP) – Les performances du Centre national d’oncologie médicale et de radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO) en matière de prise en charge des cancers permettent désormais à la Côte d’Ivoire d’atteindre des niveaux de survie comparables à ceux observés dans les pays développés, a indiqué la directrice générale de l’établissement, Professeure Judith Didi-Kouko Coulibaly.
Elle s’exprimait mardi 16 juin 2026 au CHU de Cocody, à l’occasion de la cérémonie de signature des contrats individuels de performance des directeurs et sous-directeurs du centre.
Selon elle, le taux de survie à cinq ans des patientes atteintes d’un cancer du sein est passé de 31 % au niveau national en 2017 à 63 % au CNRAO. Ce taux atteint même 85 % lorsque la maladie est diagnostiquée précocement grâce au dépistage.
Des progrès similaires ont été enregistrés pour d’autres pathologies. Le taux de survie à cinq ans des patients souffrant d’un cancer de la prostate s’établit à 72 %, contre 55 % auparavant, et grimpe à 93 % en cas de détection précoce. Pour le cancer du col de l’utérus, 61 % des patientes sont encore en vie cinq ans après leur traitement, une proportion qui atteint 88 % lorsque la maladie est prise en charge à un stade précoce.
« Ces résultats sont proches de ceux observés dans les pays occidentaux et témoignent de la qualité de la prise en charge médicale et humaine offerte par le CNRAO », a souligné Prof Didi-Kouko Coulibaly.
La directrice générale a également assuré que les difficultés financières ne constituent pas un obstacle à l’accès aux soins au sein de l’établissement. Des mécanismes d’accompagnement social permettent aux patients de bénéficier de facilités de paiement afin d’éviter toute interruption ou tout retard de traitement.
Ces résultats ont été présentés lors de la signature des contrats de performance des responsables du centre, une initiative destinée à renforcer la culture du résultat, de la redevabilité et de l’amélioration continue des services.
Le président du Conseil d’orientation et de surveillance, Prof Eddy Edmond, ainsi que l’inspecteur général de la Santé, Dr Bernard Kpaho, représentant le ministre de la Santé, ont salué cette démarche, présentée comme un levier de modernisation de la gouvernance et de renforcement de la qualité des soins au bénéfice des patients.
(AIP)
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