Man, 18 juin 2026 (AIP)-Le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie continue d’intensifier sa campagne de sensibilisation contre le transvasement clandestin du gaz butane et son utilisation comme carburant automobile afin de réduire les risques liés à ces pratiques sur l’ensemble du territoire, et particulièrement dans la région du Tonkpi.
A cet effet, une séance de travail a réuni, mardi 16 juin 2026 à la salle des réunions de la CGRAE de Man, autorités administratives, chefs traditionnels, leaders communautaires, responsables d’associations, acteurs de la filière gaz, transporteurs et représentants de la société civile.
La rencontre qui s’inscrivait dans la deuxième phase de la campagne nationale de sensibilisation sur les dangers et les fraudes liés à l’utilisation du gaz butane, après une première étape menée à travers les médias depuis février 2025, a été présidée à Man, par le secrétaire général 1 de la préfecture, Stéphane Guiriga.
Selon la directrice régionale des Mines, du Pétrole et de l’Énergie du Tonkpi, Marie Rose Bilé Koné, cette action est motivée par les résultats des missions de contrôle effectuées dans la région. Celles-ci ont permis d’identifier plusieurs sites de transvasement clandestin dans les communes de Man et de Danané ainsi que l’utilisation du gaz butane comme carburant dans certains véhicules de transport urbain et interurbain.
« Aujourd’hui, le mot que je veux lancer à la population de Man, c’est de s’approprier tous les messages qui ont été véhiculés ici lors de cette conférence », a-t-elle déclaré, rappelant que le gaz butane constitue une source d’énergie destinée aux ménages et qu’il doit être utilisé dans le respect des règles de sécurité.
S’adressant aux revendeurs, elle les a invités à exercer leurs activités conformément aux autorisations obtenues auprès des services compétents et à mettre fin aux pratiques contraires à la réglementation.
Pour la sous-directrice de la promotion du gaz, Hervane Mangoua Bouagba, cette campagne vise à rappeler aux populations, aux ménages, aux revendeurs et aux chauffeurs que l’usage du gaz butane comme carburant automobile est interdit. « Le gaz est subventionné par l’État de Côte d’Ivoire et il est destiné aux ménages », a-t-elle indiqué.
Elle a invité les citoyens à signaler toute pratique mettant en danger la sécurité des populations à travers le numéro vert 1699.
Les participants ont salué l’initiative du ministère. Mlle Koudaho Geogina a estimé que la campagne a permis de mieux comprendre les conséquences des usages non conformes du gaz butane. « Cette campagne nous a permis d’identifier les méfaits de l’utilisation illicite du gaz butane et d’interpeller chaque acteur », a-t-elle affirmé.
Clôturant la rencontre, le secrétaire général de la préfecture de Man a exhorté les participants à relayer les messages de prévention dans leurs communautés respectives.
« Savoir ne suffit pas, il faut agir et agir ensemble », a-t-il déclaré, invitant les transporteurs, les distributeurs, les chefs traditionnels, les guides religieux et les responsables de quartiers à contribuer à la diffusion des bonnes pratiques.
L’autorité préfectorale a annoncé que les actions de sensibilisation seront accompagnées de mesures de contrôle afin de lutter contre les pratiques interdites.
« La tolérance zéro sera appliquée face aux pratiques frauduleuses qui mettent en danger la vie de nos concitoyens », a-t-il averti.
À l’issue de la conférence, la campagne s’est poursuivie dans les différents quartiers de Man à travers une caravane mobile chargée de porter les messages de sensibilisation auprès des populations.
(AIP)
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