Abidjan, 19 juin 2026 (AIP) – Les organismes affiliés à la Plate-forme des services de Côte d’Ivoire (PFS-CI) et les structures dépendant de la Direction générale de la décentralisation et du développement local (DGDDL) ont échangé jeudi 18 juin 2026, à Abidjan, sur le contenu d’une convention cadre, de création, d’implémentation et de déploiement des délégations locales desdites Plate-formes.
Le document afférent a fait l’objet d’un examen au cours d’un atelier d’informations et d’échanges dans le cadre du fonctionnement du réseau PFS qui a regroupé des maires et des présidents de conseils régionaux en présence du président du conseil d’administration de la plateforme des services (PFS), Franck Dogoh, et du Directeur général de la décentralisation et du développement local, Fidèle Yapi.
La future convention aura une durée de trois ans à compter de sa date d’approbation par l’autorité de tutelle des collectivités territoriales (CT). A l’expiration de la période indiquée, elle pourra être renouvelée annuellement par reconduction expresse, sous réserve cumulée d’abord, d’une évaluation positive des performances et des impacts de la PFS locales par le conseil délibérant de la CT, ensuite, de la production de l’intégralité des rapports d’activités et financiers des exercices passés, incluant le rapport national sur l’effort des CT, et enfin, de l’absence d’opposition de l’autorité de tutelle.
L’objectif de cette collaboration est l’accompagnement du territoire à l’optimisation de sa PFS locale, la mise en œuvre coordonnée des politiques locales d’insertion et d’employabilité des jeunes, la transparence absolue dans la mobilisation, l’utilisation et la reddition des comptes des ressources financières, humaines et matérielles, et pour finir, la préservation et l’entretien des infrastructures économiques locales dédiées à l’insertion.
Ouvrant les travaux, le conseiller technique du ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, Diaby Mohamed, a rappelé la proportion encore élevée du chômage dans le milieu des jeunes malgré les formations qualifiantes et les opportunités d’insertion socio-professionnelle mises en œuvre par le gouvernement pour résorber la question de l’emploi.
La PFS, organisme mis sur pied pour adresser la question, a rencontré des difficultés du fait de son financement entièrement dépendant des bailleurs de fonds et de la non implication des collectivités territoriales, « ces acteurs de proximité sans lesquels aucune politique d’insertion professionnelle ne peut être durable », En cela, il a salué la signature de cette convention qui, loin d’être « un document de plus », s’apparente à un « pacte de partenariat » qui clarifie les responsabilités de chaque partie.
« La nouvelle convention apporte des mécanismes de suivi renforcés, des indicateurs de performances partagés, et des obligations mutuelles clairement formulées. Elle pose le principe d’une gouvernance conjointe ou l’Etat et les collectivités siègent ensemble à la table des décisions opérationnelles », a indiqué M. Diaby, ajoutant que chaque jeune bénéficiaire de ce dispositif sera un « talent sauvé pour la Nation, un acteur supplémentaire de la croissance « .
De leurs côtés, le secrétaire exécutif de la PFS-CI, Ouattara Tiéba, et le directeur général de la décentralisation, Fidèle Yapi, ont promis d’œuvrer à ce que la convention permette aux deux parties de traduire en actes concrets, la vision du Président Alassane Ouattara, celle de faire de l’insertion professionnelle des jeunes, un moteur de développement.
« J’invite les élus locaux à s’approprier pleinement le dispositif qui sera présenté au cours de cet atelier. Faites de cette convention une réalité vivante dans vos plans de développement locaux et dans vos budgets. La DGDDL, dans son rôle de facilitation et de tutelle, veillera à ce que cet outil soit un levier de performance clé, garantissant une transparence de gestion et de retombées concrètes qui valoriseront durablement vos bilans de fin de mandat.
Au cours de cet atelier qui a permis d’échanger sur la nouvelle convention et l’approche à adopter pour la signature, il s’est aussi agi de présenter le dispositif PFS-CI aux élus.
La Plate-forme des services (PFS-CI), créée en 2003 et opérationnelle depuis 2006, est une initiative de trois organismes intervenant dans le domaine de l’emploi à savoir l’Agence de formation professionnelle (AGEFOP), Agence de promotion de l’emploi (AGEPE) et le Fonds de développement de la formation professionnelle (FDFP).
Sa mise en place avait pour objectif de réduire le taux de chômage élevé constaté dans le milieu des jeunes suite aux crises successives qu’a connues la Côte d’Ivoire.
(AIP)
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