Korhogo, 19 juin 2026 (AIP)– L’Université Peleforo Gon Coulibaly (UPGC) de Korhogo a lancé, jeudi 18 juin 2026, un projet de recherche portant sur l’impact des rhizobactéries à potentiel phytobénéfique pour améliorer durablement la production du manioc et du maïs dans le Nord de la Côte d’Ivoire.
Baptisé « Impact de quelques rhizobactéries à potentiel phytobénéfique sur l’optimisation de la production quantitative et qualitative de façon durable du manioc (Manihot esculenta) et du maïs (Zea mays) au Nord de la Côte d’Ivoire », ce projet est porté par l’UPGC avec l’appui du Fonds pour la science, la technologie et l’innovation (FONSTI).
Représentant le préfet de la région du Poro, préfet du département de Korhogo, le sous-préfet de Korhogo, Soumahoro Moussa, a salué une initiative qui met la recherche scientifique au service du développement local. Il a estimé que ce projet constitue une réponse aux défis liés à l’amélioration des rendements agricoles, à la préservation des sols et au renforcement de la sécurité alimentaire.
Le représentant du député-maire de Korhogo, l’honorable Ouattara Lacina, son conseiller Traoré Yacouba, a également encouragé cette initiative qui vise à apporter des solutions innovantes aux producteurs. Selon lui, le manioc et le maïs occupent une place importante dans l’agriculture vivrière ivoirienne et leur amélioration constitue un enjeu majeur face aux effets du changement climatique.
La présidente de l’UPGC, représentée par le vice-président, Professeur Adonis Kouamé, a indiqué que l’étude vise à identifier et valoriser des bactéries bénéfiques des sols agricoles capables de stimuler naturellement la croissance des cultures et de réduire l’usage des intrants chimiques.
Le représentant du FONSTI, professeur Dayoro Arnaud Kevin, a réaffirmé l’engagement de cette structure à soutenir des recherches appliquées répondant aux besoins des communautés.
Les travaux prévoient l’identification de rhizobactéries biofertilisantes, des expérimentations sur le manioc et le maïs ainsi que la formation d’une coopérative agricole à l’utilisation de ces technologies.
À terme, le projet ambitionne de contribuer à la restauration des sols, à la réduction de l’utilisation des intrants chimiques et à l’amélioration durable des rendements des producteurs.
La cérémonie s’est déroulée à la bibliothèque de l’UPGC en présence des autorités administratives, universitaires, chercheurs, partenaires techniques et acteurs du monde agricole.
(AIP)
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