Man, 20 juin 2026 (AIP)-Le Centre national de recherche agronomique (CNRA) et le Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice) ont organisé à Man, un atelier national de révision des profils variétaux du riz afin d’adapter les futures variétés aux attentes des producteurs, des transformateurs et des consommateurs.
Tenus les 16 et 17 juin 2026 dans le cadre du projet « Breeding For Tomorrow » (B4T), les travaux ont porté sur la redéfinition des segments de marché du riz, l’élaboration de profils de produits cibles et l’évaluation du programme de sélection du riz du CNRA.
Selon le directeur régional du CNRA à Man, Bouet Alphonse, cette démarche vise à renforcer l’adoption des variétés développées par la recherche en intégrant les attentes du marché dans le processus de sélection.
« Généralement, les critères sont générés par le sélectionneur suite à ses constats. On ne prenait pas totalement en compte les préférences des consommateurs et du marché. Au bilan, on a noté que plusieurs technologies générées ne sont pas adoptées puisqu’il y a des critères dont on n’a pas tenu compte », a-t-il expliqué.

Il a indiqué que l’atelier permet d’identifier les caractéristiques recherchées par les consommateurs afin d’orienter les programmes de sélection.
Le responsable du département sécurité alimentaire et nutrition du CNRA, Da Costa Kouassi, a souligné que la recherche dispose déjà de plusieurs variétés à fort potentiel de rendement, notamment les variétés CRAM 1, CRAM 2, CRAM 3, CRAM 4 et CRAM 6.
Selon lui, l’enjeu consiste désormais à améliorer leurs profils variétaux afin de mieux répondre aux attentes des consommateurs tout en tenant compte des différentes écologies de production.
Pour le chercheur, la disponibilité de semences certifiées adaptées aux différents systèmes de culture constitue un levier pour accroître la productivité et renforcer l’offre nationale.
Chef du programme de recherche sur le riz au CNRA, Dr Bahan Franck a relevé que les travaux portent sur la définition du type de riz attendu par les différents acteurs de la filière.
« Quel type de riz veut réellement le producteur et le consommateur ? C’est en fonction de cet idéotype que nous faisons la recherche pour développer des variétés capables de répondre à leurs attentes », a-t-il expliqué.
L’atelier a réuni des chercheurs, des producteurs, des transformateurs, des distributeurs, des entreprises semencières, des services techniques de l’État ainsi que des spécialistes du genre et de la nutrition en vue de valider les futurs profils variétaux du riz en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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