Abidjan, 22 juin 2026 (AIP) – La Cour centrale du district de Séoul a condamné lundi l’ancien ministre sud-coréen de la Justice, Park Sung-jae, à 25 ans de prison pour son implication dans la tentative d’imposition de la loi martiale par l’ex-président Yoon Suk Yeol en décembre 2024, selon l’agence de presse Yonhap.
Le tribunal a prononcé une peine supérieure aux 20 années de réclusion requises par l’équipe du procureur spécial Cho Eun-suk et a ordonné l’incarcération immédiate de l’ancien ministre, estimant qu’il existait un risque de destruction de preuves.
Park Sung-jae était poursuivi pour avoir joué un rôle clé dans une insurrection et pour abus de pouvoir. Selon l’accusation, il avait convoqué une réunion de hauts responsables de son ministère peu après la proclamation de la loi martiale afin d’examiner les modalités de participation du ministère à son application.
Les procureurs lui reprochaient notamment d’avoir envisagé l’affectation de magistrats auprès d’un organe chargé de mettre en œuvre la loi martiale, de vérifier les capacités d’accueil des établissements pénitentiaires en vue d’éventuelles arrestations de personnalités politiques et d’ordonner la mobilisation de responsables chargés des interdictions de sortie du territoire.
La Cour a retenu l’ensemble de ces accusations, estimant que l’ancien ministre avait manqué à son devoir de protection de la Constitution en choisissant de participer à une entreprise insurrectionnelle.
« L’accusé a finalement failli à son devoir qui est de défendre la Constitution en s’imaginant que l’insurrection pourrait réussir et a choisi d’y prendre part », a déclaré le tribunal dans son jugement.
Avec cette condamnation, Park Sung-jae rejoint plusieurs anciens responsables de l’administration de Yoon Suk Yeol déjà reconnus coupables pour leur implication dans cette affaire, dont l’ancien Premier ministre Han Duck-soo et l’ex-ministre de la Défense Kim Yong-hyun.
L’ancien président Yoon Suk Yeol a, pour sa part, été condamné en février dernier à la prison à vie pour avoir dirigé cette insurrection à travers l’imposition temporaire de la loi martiale. Il a interjeté appel de cette décision.
La juridiction a toutefois rejeté d’autres accusations visant Park Sung-jae pour violation de la loi anticorruption, estimant que ces faits ne relevaient pas du mandat d’enquête du procureur spécial.
(AIP)
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