Abidjan, 22 juin 2026 (AIP) – La présidente fondatrice du Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI), la Première dame Dominique Ouattara, a procédé lundi 22 juin 2026 à Abidjan-Cocody au lancement d’une session de renforcement des capacités destinée à 500 femmes bénéficiaires de ses financements, afin de les doter de compétences en gestion financière et entrepreneuriale.
Placée sous le thème « Devenir autonome en gestion financière, formation pour femmes en affaires », cette session de deux jours est organisée en partenariat avec le Bureau du Québec en Côte d’Ivoire et l’institution académique HEC Montréal.
La cérémonie s’est tenue en présence des épouses des institutions de la République, des femmes membres du gouvernement ainsi que de la Vice ministre canadienne des relations internationales et de la Francophonie, Elisa Valentin.
Dans un discours de la Première dame, Mme Dominique Ouattara, lu par l’épouse du Vice-président de la République, Mme Maïmouna Koné, il a été rappelé que cette initiative s’inscrit dans la continuité des actions engagées depuis plus d’une décennie en faveur de l’autonomisation économique des femmes ivoiriennes.
« Il y a plusieurs années, lors de nos tournées humanitaires à travers le pays, nous avions fait le constat alarmant qu’en dépit du rôle central que jouent les femmes dans l’économie nationale, un grand nombre d’entre elles avaient des difficultés d’accès au financement », a-t-elle indiqué.
Selon elle, après 14 années d’existence du fonds, les besoins des bénéficiaires ont évolué et nécessitent désormais un accompagnement plus poussé en matière de gestion et de développement des activités.
« Nous sommes pleinement conscientes que la véritable autonomisation passe aussi par la connaissance, par la compétence et par la capacité à gérer ses ressources avec discernement pour faire prospérer son investissement », a-t-elle souligné.
Mme Dominique Ouattara s’est félicitée de la collaboration avec HEC Montréal et le Bureau du Québec en Côte d’Ivoire, grâce à laquelle 500 femmes bénéficieront du module de formation dispensé sous la conduite du professeur Nadon, spécialiste reconnu de la gestion financière des femmes entrepreneures.

Pour sa part, la secrétaire exécutive du FAFCI, Mme Sylvie Yao Patricia, a mis en lumière les performances enregistrées par le fonds depuis sa création en 2012. Elle a rappelé que le FAFCI avait démarré avec un capital initial d’un milliard de francs CFA mis à disposition par le Président de la République.
« De 2012 à 2026, le capital est passé à 28 milliards de francs CFA. Comment avons-nous fait ? C’est simplement le résultat du sérieux des femmes, de leur capacité à travailler et à rembourser ce qu’elles ont emprunté », a-t-elle expliqué.
Mme Yao a également révélé que le fonds affiche un taux de remboursement de 97 %, un indicateur qui témoigne, selon elle, de la rigueur des bénéficiaires.
« Grâce à ce remboursement et au retour sur investissement, nous avons déjà injecté 100 milliards de francs CFA dans les activités des femmes de Côte d’Ivoire », a-t-elle affirmé, précisant que le dispositif couvre l’ensemble du territoire national et bénéficie à des femmes évoluant dans divers secteurs, notamment l’agriculture, le commerce, l’artisanat, la coiffure et la couture.
Représentant le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, M. Ahoussi Arthur, a salué l’impact du FAFCI dans la réduction des inégalités d’accès au financement.
« Le FAFCI est l’instrument volontariste qui corrige ce déséquilibre et dirige délibérément la ressource vers celles que le marché laisse trop souvent de côté », a-t-il déclaré. Il a estimé que l’éducation financière constitue un complément indispensable à l’accès au crédit.

« Savoir gérer un budget, distinguer le capital du bénéfice, épargner et réinvestir, telles sont les compétences qui transforment un prêt en entreprise durable et une bénéficiaire en véritable cheffe d’entreprise », a-t-il soutenu.
Le représentant du ministre a également rendu hommage à l’engagement de la Première Dame en faveur des femmes ivoiriennes, qualifiant le FAFCI de « modèle cité en exemple bien au-delà des frontières ivoiriennes ».
Cette nouvelle session de formation marque une étape supplémentaire dans la stratégie du FAFCI visant à renforcer non seulement l’accès des femmes aux ressources financières, mais également leurs capacités de gestion, afin de consolider la pérennité de leurs activités économiques et leur contribution au développement du pays.
(AIP)
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