Abidjan, 23 juin 2026 (AIP) –Opposés ce mardi 23 juin 2026, à l’Angleterre, lors de la deuxième journée du groupe L, les Black Stars du Ghana ont l’occasion de devenir la première sélection africaine à décrocher directement son billet pour les seizièmes de finale du Mondial 2026.
Quatre jours après leur victoire inaugurale contre le Panama (1-0), les Ghanéens abordent ce choc, au stade de Boston, à Foxborough dans l’Etat du Massachusetts aux Etats-Unis, avec une confiance mesurée mais réelle. En face, l’Angleterre arrive également portée par son succès convaincant face à la Croatie (4-2) et assume pleinement son statut de favorite.
Sur le terrain, le défi paraît immense. Mais dans le camp ghanéen, personne ne cache l’importance du rendez-vous. Dans ce nouveau format de Coupe du monde à 48 équipes, un deuxième succès consécutif placerait pratiquement les Black Stars dans une position idéale avant la dernière journée et leur offrirait surtout un symbole fort : devenir la première nation africaine officiellement qualifiée pour la phase à élimination directe.
L’enjeu dépasse ainsi le simple classement du groupe. Au Ghana, l’approche du match a progressivement transformé l’atmosphère. À Accra comme dans plusieurs villes du pays, les débats se concentrent sur une même idée, celle de voir cette génération retrouver l’élan des grandes campagnes internationales qui ont forgé l’identité des Black Stars. Dans la diaspora également, l’attente est forte autour de ce qui apparaît comme le premier grand test de cette équipe dans le tournoi.
Le sélectionneur anglais, Thomas Tuchel, a refusé tout excès de confiance malgré le statut de son équipe. Comme lui, le milieu d’Arsenal Declan Rice a fermement affiché un respect total pour le collectif ghanéen. « Le Ghana est une réelle menace, et nous nous préparons pour eux comme pour n’importe quelle autre équipe. Ils ont des joueurs de qualité, et nous savons que si nous ne sommes pas à 100 %, nous pouvons être punis» ; a-t-il déclaré en conférence de presse.
Dans le camp ghanéen, le sélectionneur Carlos Queiroz a insisté sur la nécessité de rester fidèles au plan de jeu qui a permis de battre le Panama, tout en assumant l’idée que son équipe venait pour exister face à l’un des favoris du tournoi.
« Nous savons qu’ils ont les trois lions sur leur maillot, mais nous venons du Ghana et nous avons 33 millions de lions (…) pour nous battre pour ce sport », a-t-il assuré.
Le capitaine Jordan Ayew a également appelé ses coéquipiers à garder le même état d’esprit.
« Tout le monde a apprécié la victoire contre le Panama. Maintenant, on se concentre sur l’Angleterre. On veut faire de notre mieux et faire honneur à notre équipe et à notre pays », a déclaré l’attaquant de Leicester.
Queiroz devrait rappeler Thomas Partey au milieu de terrain après que ce dernier se soit vu refuser un visa par les autorités canadiennes pour le match d’ouverture à Toronto.
Le joueur de Villarreal est poursuivi en Grande-Bretagne pour viol, mais il nie les allégations. Le capitaine Jordan Ayew a également appelé ses coéquipiers à garder le même état d’esprit.
Le Ghana connaît déjà ce que représentent les grands rendez-vous mondiaux. Depuis sa première participation en 2006, la sélection a régulièrement porté les ambitions du continent, jusqu’à son parcours historique vers les quarts de finale en 2010 en Afrique du Sud.
Seize ans plus tard, une nouvelle génération se retrouve devant une opportunité différente mais tout aussi symbolique. Face à l’Angleterre, les Black Stars ne jouent pas seulement une victoire de prestige. Ils jouent la possibilité de devenir les premiers ambassadeurs du football africain au prochain tour du Mondial 2026.
(AIP)
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