Abidjan, 23 juin 2026 (AIP) – Le ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Adama Kamara, a exhorté mardi 23 juin 2026 à Abidjan Cocody, les jeunes à croire aux opportunités offertes par leur pays et à renoncer aux voies migratoires clandestines, à l’ouverture de la première édition du Salon international de la route et de la lutte contre la migration irrégulière (SIRELMCI).
« Votre avenir est sur place ici. La réussite n’a pas de passeport obligatoire par ailleurs. La Côte d’Ivoire a besoin de vos bras, de vos talents, de votre intelligence et de vos rêves. Ne les confiez pas aux passeurs. Confiez-les à votre pays pour qu’il se construit avec vous et pour vous », a déclaré M. Kamara, invitant les jeunes à croire aux opportunités existantes dans leur pays », a déclaré le ministre devant de nombreux jeunes et acteurs engagés dans la lutte contre la migration irrégulière.
Selon lui, la réponse à ce phénomène ne peut se limiter à la répression des réseaux criminels. Elle passe également par la création d’opportunités d’emploi, de formation et d’entrepreneuriat pour la jeunesse. « Lutter contre la migration irrégulière, c’est offrir à chaque jeune une formation qualifiante, l’accès à un apprentissage, à un premier emploi décent, à un métier porteur de sens et d’avenir », a-t-il souligné.
Maître Kamara a rappelé que les routes migratoires irrégulières continuent de faire de nombreuses victimes. Citant des données de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), il a indiqué que 8 938 décès ont été enregistrés sur les routes migratoires en 2024, soit l’année la plus meurtrière jamais documentée.
Il a également révélé qu’en Côte d’Ivoire, 241 migrants de retour victimes de traite des personnes ont été identifiés en 2025, contre 93 en 2024, soit une hausse de près de 150%, qualifiant cette évolution de « signal d’alarme ».
Le ministre a mis en avant les investissements consentis par le gouvernement dans les domaines de la formation professionnelle, de l’apprentissage, de l’employabilité et de l’entrepreneuriat afin d’offrir aux jeunes des alternatives crédibles à la migration irrégulière.
La commissaire générale du salon, Christelle Melèdje Benaiah, a pour sa part insisté sur la nécessité de sensibiliser les populations aux voies légales de migration et aux risques liés aux réseaux de passeurs. « La réussite n’est pas géographique », a-t-elle affirmé, invitant les jeunes à saisir les opportunités existantes dans leur pays.
Le SIRELMCI se veut un cadre d’échanges et de réflexion sur les enjeux de la mobilité humaine, la lutte contre la traite des personnes et la promotion d’alternatives durables à la migration irrégulière.
(AIP)
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