Kouto, 02 juil 2026 (AIP) – Le comité départemental de surveillance des décès maternels et de riposte de Kouto a identifié les principaux obstacles à une meilleure prise en charge des femmes enceintes, mardi 30 juin 2026, lors de sa deuxième réunion annuelle tenue à la salle de conférences de la préfecture, sous la présidence du préfet Gnamou Angoran Pierre.
Présentant le bilan des activités du deuxième trimestre, le directeur départemental de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle de Kouto, Dr Koné Sékou, a mis en évidence plusieurs insuffisances susceptibles de compromettre la qualité des soins obstétricaux. Il a notamment relevé une rupture, depuis deux mois, des kits d’accouchement, ainsi que le manque de carnets de santé mère-enfant.
Le directeur départemental a également signalé le refus de certaines familles de recourir aux ambulances et leurs retards dans la décision d’évacuer les patientes vers les structures sanitaires de référence, compromettant ainsi leur prise en charge, en aval.
À ces difficultés, s’ajoutent l’abandon, par moment, de parturientes, ainsi que les délais observés dans les décisions de référence par certains agents de santé, l’absence de gynécologue-obstétricien et l’insuffisance du plateau technique.
Face à ces difficultés, Dr Koné a formulé plusieurs recommandations, d’ordre technique, auxquelles le préfet de Kouto, président du comité, a ajouté la nécessité pour les personnels de santé à réserver un accueil chaleureux aux parturientes et à leur assurer une prise en charge diligente afin d’améliorer la qualité des soins et de préserver la vie des femmes en couche, ainsi que celle de leurs nourrissons.
En Côte d’Ivoire, la réduction des décès maternels et néonatals constitue un enjeu majeur de santé publique et de développement humain.
(AIP)
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