Abidjan, 03 juil 2026 (AIP) – Le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) a invité le gouvernement ivoirien à accompagner son annonce de construction de 12 000 logements sociaux destinés aux populations déguerpies du District d’Abidjan par des mesures immédiates et concrètes en faveur des sinistrés, estimant que cette décision, bien que salutaire, ne répond pas à l’urgence humanitaire actuelle.
Dans une déclaration rendue publique jeudi 2 juillet 2026 et signée par son porte-parole, Me Serge Ouraga, le parti politique salue la décision prise à l’issue du dernier Conseil des ministres de réaliser 12 000 logements sociaux pour le relogement des personnes affectées par les opérations de déguerpissement.
« Toute politique visant à accroître l’offre de logements sociaux constitue, par principe, une mesure positive », souligne le COJEP, qui estime toutefois que cette annonce devra désormais « se traduire par des réalisations concrètes ».
Le parti relève cependant que cette perspective ne répond pas à la situation immédiate des milliers de familles qui ont perdu leurs habitations. Il s’interroge notamment sur les conditions de vie actuelles des personnes sinistrées, confrontées à la saison des pluies, ainsi que sur les conséquences de cette situation pour les élèves et étudiants à l’approche de la rentrée scolaire.
Selon le COJEP, les logements annoncés ne pourront être livrés avant plusieurs mois, voire plusieurs années. Le mouvement appelle ainsi le gouvernement à publier un calendrier détaillé du projet précisant la date de démarrage des travaux, les délais d’exécution ainsi que la période de remise effective des logements aux bénéficiaires.
En attendant la réalisation du programme immobilier, le COJEP plaide pour des réponses immédiates à la crise humanitaire. Il préconise notamment un relogement provisoire des familles dans des conditions jugées dignes, une assistance d’urgence aux personnes ayant perdu leurs biens ainsi que la mise en place d’un mécanisme d’accompagnement destiné à favoriser leur réinsertion.
« Les effets d’annonce ne suffisent pas face à une urgence humanitaire de si grande ampleur », affirme le parti, qui considère que « l’urgence commande d’agir maintenant » par des mesures conservatoires en faveur des populations concernées.
Abordant le cas spécifique de Koumassi Campement, le COJEP estime que les circonstances ayant entouré les déguerpissements nécessitent que toute la lumière soit faite sur les responsabilités. Il souhaite également l’adoption de mesures particulières d’urgence et espère que les procédures en cours permettront d’assurer « une juste et équitable réparation des victimes ».
Le gouvernement a annoncé, à l’issue du Conseil des ministres, un programme de construction de 12 000 logements sociaux destiné au relogement des populations affectées par les opérations de déguerpissement menées dans le district autonome d’Abidjan.
(AIP)
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