Abidjan, 03 juil 2026 (AIP) – Le Centre ivoirien antipollution (CIAPOL) a accueilli, vendredi 3 juillet 2026 à son siège de Cocody-Riviera Bonoumin, une séance de travail consacrée à l’élaboration des inventaires des polluants atmosphériques en appui au développement d’un projet de déploiement de bus électriques dans le District autonome d’Abidjan.
Selon une note d’information du CIAPOL, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’appui technique de la Coalition pour le climat et l’air pur (CCAC) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Elle participe à la mise en œuvre des engagements de la Côte d’Ivoire en matière de lutte contre les changements climatiques et de ses Contributions déterminées au niveau national (CDN).
Les travaux ont porté sur l’actualisation des inventaires des émissions polluantes du secteur des transports afin de disposer de données fiables pour la préparation d’un projet de mobilité électrique susceptible de bénéficier d’un financement du Fonds vert pour le climat.
Le coordonnateur national du projet CCAC, Ange-Benjamin Brida, a présenté les résultats préliminaires de la planification intégrée climat-qualité de l’air ainsi que les grandes orientations du projet de développement des transports publics électriques. Il a souligné l’importance de disposer de données scientifiques actualisées pour orienter les décisions publiques.
Le directeur de cabinet du ministère des Transports et des Affaires maritimes, N’Goran Alain, a, pour sa part, présenté les politiques engagées par le gouvernement en faveur des transports à faible émission de carbone. Il a rappelé les actions entreprises pour moderniser le parc automobile et promouvoir des modes de transport collectif plus respectueux de l’environnement.
Les échanges ont réuni des représentants du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, du ministère des Transports et des Affaires maritimes, du CIAPOL, de la CCAC et de la Société des transports abidjanais (SOTRA).
Au cours des discussions, le représentant de la SOTRA, Traoré Dirssa, a rappelé que l’entreprise exploite déjà 150 autobus fonctionnant au gaz naturel, tout en relevant les défis liés à l’introduction des bus électriques, notamment les infrastructures de recharge, la maintenance, la formation des personnels et les investissements nécessaires. Le représentant du ministère des Transports l’a assuré que les dispositions sont prises pour accompagner cette transition.
Selon le CIAPOL, le projet de déploiement de bus électriques vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre et les polluants atmosphériques issus des transports, un secteur qui représente près de 10% des émissions nationales. Il devrait également contribuer à améliorer la qualité de l’air, la santé publique et les conditions de mobilité urbaine.
D’autres projets de mobilité durable sont en préparation dans plusieurs villes du pays, notamment à Bouaké, Yamoussoukro, Soubré et Korhogo, dans le cadre de la stratégie nationale de transition écologique des transports.
(AIP)
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