Abidjan, 09 juil 2026 (AIP) – Des représentants de coalitions nationales pour l’éducation, d’organisations de la société civile et de partenaires institutionnels de huit pays d’Afrique francophone prennent part, du 8 au 10 juillet 2026 à Grand-Bassam, à un atelier régional consacré aux technologies éducatives, en vue de promouvoir une éducation plus inclusive et innovante.
Organisée par le Réseau ivoirien pour la promotion de l’éducation pour tous (RIP-EPT), la rencontre rassemble des délégations du Cameroun, du Sénégal, de la Tunisie, du Bénin, du Togo, de la République démocratique du Congo, de Madagascar et de la Côte d’Ivoire. Les travaux portent sur les acquis du programme GenerationDigital, les politiques publiques en matière d’éducation numérique, les enjeux de l’intelligence artificielle ainsi que le renforcement des partenariats entre États, société civile et institutions internationales.
À l’ouverture des travaux, le président du conseil d’administration du RIP-EPT, Paul Gnélou, a affirmé que « les technologies éducatives ne constituent plus une option, mais une nécessité » pour assurer la continuité des apprentissages, réduire les inégalités et élargir l’accès à une éducation de qualité. Il a plaidé pour des investissements dans les infrastructures numériques, la formation des enseignants et des politiques favorisant l’inclusion des filles, des enfants en situation de handicap et des populations des zones reculées.
La présidente du conseil d’administration du Réseau africain de la campagne pour l’éducation (ANCEFA), Solange Akpo, a rappelé que près de neuf enfants africains sur dix ne maîtrisent pas la lecture à l’âge de dix ans. Selon elle, les technologies éducatives peuvent améliorer les apprentissages à condition de servir l’équité et l’inclusion, sans se substituer aux interactions humaines.
Présentant le programme GenerationDigital, le directeur de programme de la Global Campaign for Education (GCE), Wolfgang Leumer, a indiqué que cette initiative, née durant la pandémie de Covid-19, est devenue « un mouvement d’éducation numérique durable dirigé par les jeunes ». Il a insisté sur la nécessité de renforcer les infrastructures, l’accès à l’électricité, la connectivité et le financement afin de réduire durablement la fracture numérique.
Représentant le maire de Grand-Bassam, le conseiller municipal Sidibé Mamadou a salué la tenue de cette rencontre dans la ville historique, appelant à un usage responsable des technologies au service de l’égalité des chances et du développement.
(AIP)
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