Aboisso, 09 juil 2026 (AIP) – Le préfet de la région du Sud-Comoé et du département d’Aboisso, Ibrahima Cissé, a averti, mercredi 08 juillet 2026, que tout chef de village reconnu complice d’activités d’orpaillage clandestin sera immédiatement destitué.
« Trop, c’est trop. Je fais une annonce solennelle : si un chef de village est impliqué dans l’orpaillage illicite et que les enquêtes établissent sa responsabilité, il sera destitué », a martelé le préfet lors d’une rencontre avec les populations de la sous-préfecture de Kouakro dans le cadre d’une tournée administrative.
Selon lui, ces sites illégaux prospèrent grâce à la complicité de certains habitants et responsables locaux. Il a rappelé que l’État ne saurait reconnaître une chefferie par arrêté préfectoral et tolérer des pratiques contraires à la loi. « L’État ne peut pas vous accorder une reconnaissance officielle et accepter que vous vous livriez à des activités illégales », a insisté le préfet Ibrahima Cissé.
Un dispositif d’identification des acteurs de l’orpaillage clandestin est déjà en place, a précisé le préfet avant d’ajouter que tout chef de village reconnu coupable fera l’objet d’un arrêté de destitution. Il a exhorté les populations à collaborer avec l’administration pour éradiquer ce phénomène. Il a également souligné que « si la volonté des populations est que l’orpaillage illicite prenne fin, il prendra fin ».
Le préfet du Sud-Comoé a sensibilisé aux conséquences environnementales et sanitaires de cette pratique. Il s’agit notamment de la pollution des cours d’eau par les produits chimiques, de la propagation de maladies graves et de la dégradation des écosystèmes. Ibrahima Cissé a appelé à l’abandon de l’orpaillage illicite, nuisible à la santé publique, à l’environnement et à l’économie nationale.
Au nom des populations, la députée Joséphine Kassi a plaidé pour l’éradication de cette activité dans la sous-préfecture de Kouakro, confrontée depuis plusieurs années à sa prolifération.
Le préfet qui a séjourné dans la circonscription administrative durant 48 heures, conformément à l’arrêté n°081/P-ABO/CAB du 04 juin 2026, se rendra successivement dans les sous-préfectures de Maféré et d’Adjouan, prochaines étapes de cette tournée de prise de contact avec les populations de la région du Sud-Comoé.
(AIP)
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