Tanda, 09 juil 2026 (AIP) – Les autorités administratives et sanitaires de Tanda ont appelé les populations à faire de l’assainissement du cadre de vie une priorité afin de prévenir durablement le paludisme, à l’occasion de la cérémonie mensuelle de salut aux couleurs organisée, lundi 6 juillet 2026 à la mairie.
Présidant cette cérémonie en présence du corps préfectoral, des élus locaux, des directeurs et chefs de service, des autorités traditionnelles et des populations, le préfet de Tanda, Coulibaly Yaya, a fait savoir que la prévention demeure le moyen le plus efficace de lutter contre cette maladie qui continue d’affecter de nombreuses familles.
Il a invité les populations à assainir régulièrement leurs concessions, leurs quartiers et les espaces publics, en éliminant notamment les eaux stagnantes et les dépôts d’ordures qui constituent des lieux de prolifération des moustiques.
« L’ennemi du paludisme, c’est la propreté. Soyons donc propres », a déclaré le préfet, exhortant chaque citoyen à adopter des comportements responsables en matière d’hygiène et de salubrité.
Il a également appelé les administrations publiques, les collectivités territoriales, les organisations communautaires et l’ensemble des populations à unir leurs efforts pour maintenir un environnement sain, estimant que la lutte contre le paludisme relève d’une responsabilité collective.

Cette sensibilisation a été renforcée par une conférence animée par le directeur départemental de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle de Tanda, Dr Mian Boua Moïse, sur le thème « Prévention et traitement du paludisme ».
Le conférencier a rappelé que le paludisme demeure un problème majeur de santé publique en Côte d’Ivoire, représentant plus de 66 % des motifs de consultation dans les établissements de santé. Il a averti qu’en l’absence d’une prise en charge rapide, la maladie peut entraîner de graves complications, notamment l’anémie, les convulsions, le coma, voire le décès.
Le Dr Mian a expliqué que le paludisme est transmis par la piqûre de la femelle moustique anophèle, dont la reproduction est favorisée par les eaux stagnantes. Il a recommandé l’élimination systématique des gîtes larvaires, l’utilisation régulière des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action, la vaccination des enfants conformément au calendrier vaccinal, ainsi que la consultation précoce d’un centre de santé en cas de fièvre.
À travers leurs interventions, les autorités administratives et sanitaires ont réaffirmé que l’amélioration de l’assainissement du cadre de vie, associée au respect des mesures de prévention et au recours rapide aux soins, constitue l’un des moyens les plus efficaces pour réduire l’incidence du paludisme et protéger durablement les populations.
(AIP)
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