Abidjan, 12 juil 2026 (AIP)- Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a effectué vendredi 10 juillet 2026, une visite dans le village de Lenivogo (région du Poro), afin d’évaluer les effets durables du programme des filets sociaux productifs sur les conditions de vie des bénéficiaires, trois ans après leur sortie du dispositif.
Accompagné de la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo, M. Diagana a visité les Associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) Shigata et Bèhègnon, avant de rencontrer d’anciens bénéficiaires ayant développé des activités génératrices de revenus grâce aux transferts monétaires, aux formations et à l’accompagnement communautaire, rapporte une note d’information transmise à l’AIP.
Les responsables des deux AVEC ont présenté les résultats obtenus grâce à la culture de l’épargne et à la gestion communautaire des ressources. L’AVEC Shigata dispose d’une épargne de 3,5 millions FCFA, tandis que celle de Bèhègnon mobilise 4,5 millions FCFA.
La délégation s’est également rendue auprès de Soro Kolo, promoteur d’un élevage de poulets, de Yéo Bararamoko, qui a relancé son élevage porcin, et de Soro Maman, engagée dans la transformation et la commercialisation du soumbara, afin d’échanger sur l’évolution de leurs conditions de vie depuis leur sortie du programme.
Dans la région du Poro, le programme des filets sociaux productifs a accompagné six cohortes représentant près de 28 000 bénéficiaires, pour un investissement estimé à 12 milliards FCFA.
Au terme de cette visite, Ousmane Diagana a estimé que les résultats observés confirment l’efficacité du programme. « Cette visite nous permet de mesurer concrètement les résultats du partenariat entre la Banque mondiale et le gouvernement ivoirien. Les témoignages que nous venons d’entendre démontrent que les filets sociaux productifs produisent des effets durables sur les conditions de vie des populations », a-t-il déclaré.
Le vice-président de la Banque mondiale a relevé que trois ans après leur sortie du programme, il constate que les bénéficiaires continuent d’investir, d’épargner et de développer leurs activités.
« Cela confirme que les transferts monétaires, associés aux formations et à l’accompagnement communautaire, constituent un puissant levier de réduction de la pauvreté », a t- il ajouté réaffirmant l’engagement de son institution à accompagner la Côte d’Ivoire dans le renforcement de l’inclusion sociale et de l’autonomisation des populations.
La ministre Dogo a, pour sa part, souligné que les filets sociaux productifs vont bien au-delà d’un simple soutien financier. « Les filets sociaux productifs ne se limitent pas à un appui financier. Ce qui fait leur force, c’est l’accompagnement assuré par nos agents communautaires, les formations dispensées aux bénéficiaires et la capacité de chacun à transformer cette opportunité en activité génératrice de revenus », a-t-elle indiqué.
Elle a également mis en avant le rôle des AVEC dans la consolidation des acquis du programme. « Les AVEC sont aujourd’hui, bien plus que des mécanismes d’épargne. Elles renforcent la solidarité, développent l’entraide et favorisent la réalisation de projets collectifs au bénéfice de toute la communauté », a-t-elle affirmé.
(AIP)
ad/cmas

