Yamoussoukro, 15 juil 2026 (AIP) – Le ministère des Eaux et Forêts a ouvert, mercredi 15 juillet 2026 à Yamoussoukro, un atelier de validation du manuel de procédures des concessions forestières, un document destiné à renforcer la gouvernance et la gestion durable des forêts du domaine forestier privé de l’État.
Prévue jusqu’au vendredi 17 juillet, cette rencontre réunit les administrations publiques, les opérateurs privés, les partenaires techniques et autres parties prenantes afin de recueillir leurs observations et propositions en vue d’enrichir le document élaboré par les autorités ivoiriennes.
Le manuel de procédures se veut un référentiel unique permettant d’harmoniser les procédures, de clarifier les responsabilités des différents acteurs, de renforcer les mécanismes de contrôle, d’assurer la cohérence des conventions de concession, de prévenir les risques sociaux, fonciers et sécuritaires et de garantir la préservation des intérêts supérieurs de l’État.
Ouvrant les travaux au nom du ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, le directeur de cabinet adjoint, Dr Yéo Napari Élisée, a souligné que cet outil s’inscrit dans la volonté du gouvernement de restaurer, protéger et valoriser durablement le patrimoine forestier national.
« Après plusieurs décennies de régression continue de son couvert forestier, notre pays a fait le choix résolu de restaurer, de protéger et de valoriser durablement ses forêts. Cette ambition exige des instruments modernes, efficaces et adaptés aux défis environnementaux, économiques et sociaux de notre époque », a-t-il déclaré.
Selon lui, les concessions forestières constituent un levier stratégique de la politique forestière nationale, en favorisant la restauration du couvert forestier, la préservation de la biodiversité, l’attractivité des investissements responsables et le développement des territoires, tout en contribuant à lutter contre les occupations anarchiques et les spéculations foncières.
Le directeur de cabinet adjoint a indiqué que le manuel a vocation à offrir à l’ensemble des acteurs un cadre de référence « clair, transparent, harmonisé et opérationnel » pour une mise en œuvre efficace du mécanisme des concessions forestières.
Il a insisté sur le caractère participatif de l’atelier, estimant qu’un tel document ne peut atteindre ses objectifs que s’il est compris, accepté et approprié par les parties prenantes. Les travaux permettront ainsi d’examiner les différentes dispositions proposées, de formuler des observations et de partager les expériences de terrain afin d’améliorer le dispositif.
Dr Yéo Napari Élisée a invité les participants à orienter leurs réflexions autour de trois priorités, à savoir la transparence et la sécurité juridique, la durabilité environnementale et les retombées économiques et sociales au profit des populations riveraines.
Concernant la transparence, il a souhaité que le manuel garantisse des procédures simples, claires, équitables et prévisibles pour l’État, les concessionnaires et les communautés, afin de renforcer la confiance entre les parties et de sécuriser les investissements.
Sur le plan environnemental, il a rappelé que les concessions forestières doivent être des espaces de restauration, de conservation et de gestion durable des ressources naturelles, contribuant à la protection de la biodiversité et à la lutte contre les changements climatiques.
S’agissant des populations locales, il a plaidé pour que les concessions forestières participent à l’amélioration de leurs conditions de vie à travers la création d’emplois décents, le développement d’activités génératrices de revenus, le renforcement des infrastructures sociales et un partage équitable des bénéfices issus de l’exploitation durable des ressources forestières.
Le représentant du ministre des Eaux et Forêts a assuré que les recommandations formulées à l’issue de l’atelier seront prises en compte pour consolider la version finale du manuel, dont l’application devrait contribuer à la restauration du couvert forestier, à la valorisation durable des ressources naturelles, à la création de richesses et au renforcement de la paix sociale dans les territoires forestiers.
(AIP)
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