Tiassalé, 07 oct 2026 (AIP) – Le délégué régional du Conseil du café-cacao du Lôh-Djiboua, Evariste Ello, a invité mardi 6 octobre 2026, les producteurs du département de Taabo à relever le défi de la responsabilité et de la qualité, lors de la cérémonie officielle de lancement de la campagne 2026-2027, à la préfecture.
M. Ello a relevé que, lors de la précédente campagne, Taabo affichait le taux de sous-grade le plus élevé de la délégation régionale, soit 5,90 %, pour une production d’environ 5 000 tonnes, devant Lakota (2,58 %) pour une production de plus de 75 000 tonnes.
Il a invité les structures d’encadrement, notamment l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER), à accentuer l’encadrement, ainsi que les différents délégués de zone et les opérateurs du secteur à renforcer le contrôle de la qualité.
Le délégué régional a salué la résilience des producteurs et leur courage face aux difficultés rencontrées lors de la précédente campagne. Le délégué régional leur a demandé d’intégrer le système national de traçabilité, en prélude à l’application de la réglementation européenne sur la déforestation importée, avec les différents outils qui l’accompagnent.
Il les a rassurés quant à la volonté du gouvernement et du conseil du café-cacao de travailler à leur garantir un revenu décent.
Le préfet du département de Taabo, André Martin Kakou, annonçant officiellement l’ouverture de la campagne, a présenté les objectifs de cette cérémonie de lancement.
« La présente cérémonie vise, d’une part, à faire connaître les mesures, les règles et les bonnes pratiques ainsi que les opportunités qui encadrent la campagne 2026-2027. Elle vise, d’autre part, à renforcer les connaissances en matière de commercialisation, de qualité et de protection du verger, tout en favorisant le respect des normes et des exigences qui s’imposent désormais à l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur », a expliqué M. Kakou.
Il a invité chaque acteur à faire preuve de responsabilité, de respect des dispositions prises et de rigueur. « La recherche de la qualité doit guider toutes nos pratiques. Toutes les normes de récolte, de fermentation, de séchage, de stockage et de commercialisation doivent être respectées à l’effet de valoriser le cacao ivoirien et de contribuer à renforcer la crédibilité et la compétitivité de notre pays sur le marché international », a-t-il ajouté.
La campagne 2026-2027 a officiellement débuté à l’échelle nationale depuis le 1er septembre 2026, avec un prix bord-champ de 1 200 FCFA le kilogramme.
(AIP)
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