Abidjan, 07 oct 2026 (AIP)- Les acteurs de la planification familiale en Côte d’Ivoire ont entamé, mercredi 7 octobre 2026 à Abidjan, une réflexion en vue de l’élaboration d’objectifs et d’un plan d’action de plaidoyer SMART, afin d’accélérer les progrès dans l’accès aux services de planification familiale.
Organisé par l’Alliance SMART Advocacy for Strategic Action (SASA), en collaboration avec l’Association de soutien à l’autopromotion sanitaire et urbaine (ASAPSU), l’atelier réunit des représentants du ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture sanitaire universelle (MSHPCMU), de la société civile, des organisations de jeunesse, des médias et des partenaires techniques et financiers.
Les travaux portent notamment sur l’examen du paysage de la planification familiale en Côte d’Ivoire, l’identification des principaux obstacles et la définition des priorités de plaidoyer en matière de politique et de financement.
Ils visent également à formuler des objectifs spécifiques, mesurables, atteignables, pertinents et limités dans le temps, assortis d’actions concrètes.
« Notre but ultime est clair. Il s’agira de renforcer la redevabilité collective pour créer un environnement où chaque femme et chaque jeune en Côte d’Ivoire aura un accès universel à des services de planification familiale de qualité », a fait savoir la secrétaire général du conseil d’administration de l’ASAPSU, Lath Claudine.
Représentant le directeur général de la Santé, Dr Yao Valérie a relevé les progrès réalisés par la Côte d’Ivoire dans l’amélioration de l’accès et de l’utilisation des services de planification familiale, tout en soulignant la persistance de défis liés notamment à la coordination des interventions, à la mobilisation des décideurs, à la sensibilisation des communautés et au financement durable.
« Le plaidoyer doit nous permettre de transformer les constats en décisions, les décisions en engagements et les engagements en actions concrètes et mesurables », a-t-il déclaré, appelant les participants à faire de l’atelier un espace de dialogue et de construction collective.
Selon les données présentées, le besoin non satisfait en matière de planification familiale est estimé à 22,3 % chez les femmes en âge de procréer, tandis que le taux de prévalence moderne des contraceptifs s’établit à 22,5 %.
Dans le cadre de ses engagements FP2030, la Côte d’Ivoire prévoit notamment d’allouer 2,5 milliards de francs CFA par an à l’acquisition, au stockage et à la distribution des produits de planification familiale et de garantir la gratuité des services pour les adolescents et les jeunes.
Pour la directrice technique de Pathfinder et responsable de SASA, Dr Sakina Amin Bello, les engagements doivent être soutenus par un plaidoyer clair, fondé sur des données probantes et inscrit dans la durée. Elle a souligné la nécessité d’identifier les goulots d’étranglement liés au financement, à la mise en œuvre des politiques, à la prestation des services et à la disponibilité des produits contraceptifs.
L’atelier devra aboutir à des plans d’action précisant les responsabilités, les échéances, les étapes clés et les indicateurs de suivi, en vue de renforcer la coordination et la redevabilité entre les différents acteurs et de contribuer à l’amélioration de l’accès aux services de planification familiale en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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