Bondoukou, 9 oct 2026 (AIP)- Le sous-préfet central de Bondoukou, Sonh Laurent, a mis en mission, jeudi 8 octobre 2026, les chefs de village, les présidents des mutuelles et les responsables des organisations de jeunesse du département, pour renforcer la lutte contre l’orpaillage illégal, conformément à l’objectif national de faire disparaître cette activité clandestine du territoire ivoirien dans un délai de six mois.
Cette rencontre de sensibilisation, tenue à la sous-préfecture de Bondoukou, visait à informer les leaders communautaires des nouvelles mesures gouvernementales et à renforcer leur implication dans la lutte contre ce fléau.
« Nous sommes en mission. Le chef de l’État nous a mis en mission. Vous avez entendu que, dans six mois, on ne doit plus entendre parler d’orpaillage illégal sur tout le territoire national. Cela veut dire que nous devons prendre des dispositions et que chacun, dans sa localité, doit s’approprier cette lutte », a déclaré M. Sonh.
Il a invité les chefs traditionnels et les responsables communautaires à s’engager davantage dans cette opération, en contribuant à l’identification et à la dénonciation des auteurs et complices de l’exploitation clandestine de l’or.
Le sous-préfet a indiqué que des comités d’alerte et de veille avaient été mis en place dans les villages, sous la responsabilité des chefs, afin de signaler les activités illégales et de faciliter les interventions des autorités compétentes.
« Nous ne voulons plus de propriétaires terriens qui cèdent leurs parcelles aux orpailleurs clandestins. Nous ne voulons plus de jeunes qui abandonnent les activités agricoles, qui constituent pourtant leur principale occupation, pour s’adonner à cette activité », a-t-il insisté.
Le directeur régional des Mines et de la Géologie du Gontougo, Justin Sadia, a, pour sa part, présenté les mesures arrêtées par le gouvernement pour intensifier la lutte.
Il a annoncé la suspension de l’octroi de nouvelles parcelles pendant la période de six mois, tout en précisant que les exploitations déjà autorisées pourraient poursuivre leurs activités dans le respect de la réglementation.
Il a également fait état du renforcement des sanctions contre les auteurs et les complices de l’orpaillage illégal, précisant que les personnes impliquées s’exposent à des peines d’emprisonnement et à des amendes.
Les propriétaires terriens qui mettent leurs parcelles à la disposition des exploitants clandestins, ainsi que les agents publics qui leur apportent leur concours, sont également concernés par les mesures répressives annoncées.
M. Sadia a ajouté que des dispositions étaient envisagées pour restaurer les sols dégradés par les activités d’exploitation clandestine, avec l’appui de l’État.
Les chefs de village présents ont exprimé leur adhésion à cette initiative et leur disponibilité à accompagner l’administration préfectorale.
« je suis heureux de cette réunon. Nous devons travailler en tant que représentants de l’État dans nos terroirs et aider l’action gouvernementale à avancer. Nous alons former des comité de travail », a affirmé Nanan Yao Kra Georges, chef de village de Pinango Bokoré .
Au cours de la rencontre, le sous-préfet Sonh Laurent a également reçu les félicitations des participants pour le prix de la bonne gouvernance dans la lutte contre l’orpaillage illégal qui lui a été décerné par l’Observatoire africain pour la bonne gouvernance dans la région du Gontougo.
Il a présenté cette distinction comme une reconnaissance des efforts collectifs déjà engagés, tout en soulignant que la lutte devait se poursuivre jusqu’à l’éradication effective du phénomène dans sa circonscription.
« Si une structure a bien voulu nous décerner ce prix, c’est pour nous dire que nous sommes sur la bonne voie. Nous devons travailler davantage pour faire disparaître ce fléau de notre département », a-t-il conclu.
(AIP)
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