Adiaké, 24 juin 2026 (AIP) – Le projet Makoré contribue significativement au renforcement de la gestion durable des aires protégées en Côte d’Ivoire à travers le financement d’activités de conservation, de surveillance et d’appui aux communautés riveraines, a indiqué mardi 23 juin 2026 à Adiaké le chargé du projet à l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), le colonel Issa Diarrassouba.
S’exprimant à l’ouverture d’un atelier consacré à la surveillance et à la protection des aires protégées, en présence du représentant du directeur général de l’OIPR et de plusieurs responsables de la structure, le colonel Diarrassouba a souligné que les différentes sessions de formation organisées depuis le début de l’année sont rendues possibles grâce au financement du projet Makoré.
Il a rappelé qu’après un premier atelier tenu en mai 2026 sur les mesures riveraines, plusieurs autres rencontres techniques ont été organisées dans le cadre du projet afin d’améliorer les capacités des acteurs impliqués dans la gestion des espaces protégés.
Selon lui, le projet Makoré couvre cinq aires protégées parmi les 19 que compte la Côte d’Ivoire et mobilise une enveloppe globale de 15 milliards de francs CFA. Sur ce montant, dix milliards de francs CFA ont été affectés à un fonds de dotation hébergé par la Fondation pour les parcs et réserves de Côte d’Ivoire.
Ce mécanisme financier vise à assurer un financement pérenne des activités récurrentes de conservation. Les revenus générés par ce capital permettent notamment de soutenir les actions de gestion des parcs et réserves sur le long terme.
Les cinq milliards de francs CFA restants sont consacrés aux interventions directes sur le terrain. Il s’agit, entre autres, du reprofilage des pistes villageoises, de la construction d’infrastructures techniques, de l’appui aux populations riveraines et du suivi écologique des ressources naturelles.
Pour le colonel Issa Diarrassouba, ces investissements traduisent l’impact concret du projet Makoré dans l’amélioration de la gouvernance des aires protégées et la préservation de la biodiversité nationale.
L’atelier d’Adiaké, prévu jusqu’au 25 juin, porte sur la surveillance et la protection des aires protégées. Les participants y examinent les mécanismes de suivi des ressources naturelles ainsi que les stratégies à mettre en œuvre pour faire face aux nouvelles menaces, notamment l’orpaillage clandestin et les pressions croissantes exercées sur les écosystèmes.
« Face à ces nouveaux défis, il est indispensable de renforcer et d’améliorer nos stratégies de protection », a recommandé le responsable du projet Makoré.
(AIP)
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