Bouaké, 2 oct 2026 (AIP)- Des universitaires, chercheurs, enseignants-chercheurs, étudiants, praticiens de la médecine traditionnelle, décideurs politiques et acteurs de la société civile ont pris part, du mardi 29 septembre au jeudi 1er octobre 2026, à un colloque international sur la médecine traditionnelle africaine, organisé sur le campus 2 de l’Université Alassane Ouattara (UAO) de Bouaké, autour du thème « Médecine traditionnelle africaine dans une société en pleine mutation : regards croisés sur les opportunités et les défis ».
Cette rencontre scientifique a réuni des participants de Côte d’Ivoire, de France et de plusieurs pays africains, notamment le Sénégal, le Bénin, le Burkina Faso, le Niger, le Mali, la Guinée, le Cameroun, le Gabon, la République démocratique du Congo et le Togo. Elle a enregistré la participation de chercheurs, d’enseignants-chercheurs, d’étudiants, de praticiens de la médecine traditionnelle, de décideurs politiques, d’organisations non gouvernementales (ONG), d’organisations internationales et de firmes pharmaceutiques.
Les travaux avaient pour objectif d’analyser la place et l’avenir de la médecine traditionnelle africaine dans un contexte marqué par des mutations sociales, sanitaires, économiques, culturelles et environnementales. Ils ont porté sur les possibilités de valorisation de cette pratique thérapeutique, ses limites, ainsi que les conditions de son intégration dans les systèmes de santé.
Les échanges ont, notamment, permis aux participants d’examiner les forces et les faiblesses de la médecine traditionnelle africaine, d’étudier sa contribution à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) et de discuter des mécanismes de gouvernance et de régulation de ce secteur.
Les réflexions ont également porté sur les possibilités de collaboration entre la médecine traditionnelle et les autres systèmes de soins, ainsi que sur les rapports entre les pratiques thérapeutiques traditionnelles, la culture et l’identité des sociétés africaines.
À l’ouverture des travaux, le président du comité d’organisation, Dr Kouadio M’Bra Kouakou Dieudonné, a expliqué la nécessité de mettre en place un cadre de concertation entre les différents acteurs concernés par les transformations des systèmes de santé.
« À l’heure où nos sociétés connaissent de profondes transformations sociales, économiques, culturelles et technologiques, il nous a paru essentiel de créer un cadre de réflexion et de dialogue entre chercheurs, praticiens, décideurs, société civile, étudiants et consommateurs permettant d’examiner les mutations en cours et leurs effets sur les systèmes de santé », a-t-il déclaré.

La rencontre visait également à faire émerger des recommandations destinées à améliorer la prise en compte de la médecine traditionnelle dans les politiques de santé, à favoriser la mise en place de partenariats durables et à développer des réseaux de collaboration entre les acteurs de la recherche et les praticiens.
Les communications et les échanges se sont articulés autour de six axes thématiques. Le premier a porté sur la contribution de la médecine traditionnelle à l’atteinte des Objectifs de développement durable. Le deuxième a concerné la gouvernance, la régulation et les dispositions juridiques relatives à cette pratique.
Le troisième axe a été consacré aux enjeux et défis de la collaboration et de la communication entre les différents acteurs du secteur. Le quatrième a abordé les rapports entre médecine traditionnelle, culture et éducation.
Le cinquième axe a porté sur les questions d’épistémologie, d’éthique et de déontologie liées à la médecine traditionnelle, tandis que le sixième a examiné les phénomènes d’économisation, de marchandisation et de régulation sociale de cette pratique dans les sociétés africaines contemporaines.
À travers ces différentes thématiques, les participants ont inscrit leurs réflexions dans une approche pluridisciplinaire associant les dimensions scientifiques, sociales, culturelles, juridiques et économiques de la médecine traditionnelle africaine.
(AIP)
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