Yamoussoukro, 09 oct 2026 (AIP)- Plus de 6 800 nouveaux cas de cancers du sein et du col de l’utérus ont été recensés en Côte d’Ivoire en 2024, a indiqué l’oncologue médical Traoré Danielle, lors d’une séance de sensibilisation des étudiants de l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny (INP-HB), dans le cadre de la campagne Octobre Rose.
Selon le spécialiste, le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquent en Côte d’Ivoire, avec plus de 4 000 nouveaux cas enregistrés en 2024, tandis que le cancer du col de l’utérus constitue le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme, avec plus de 2 800 nouveaux cas.
Face à cette situation, elle a insisté sur l’importance de la sensibilisation, de la prévention et du dépistage précoce pour réduire l’impact de ces maladies.
« Quand elles sont diagnostiquées tôt, elles peuvent être guéries », a-t-elle souligné, encourageant les populations à s’approprier les mesures de prévention et à consulter rapidement un professionnel de santé en cas d’anomalie.
Le médecin a également relevé la nécessité de mieux informer les populations, notamment les jeunes, confrontés à une diversité de messages sur les cancers à travers les médias et internet. Elle a estimé que les campagnes de sensibilisation permettent de diffuser des informations fiables et d’encourager les comportements favorables à la santé.
Pour la représentante de l’ONG Vision pour le bien-être et la santé en Côte d’Ivoire, Soro Mata, la participation de son organisation à cette activité répond à la nécessité de faire du cancer du sein une préoccupation collective.
Elle a expliqué que l’ONG, qui intervient notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’autonomisation des femmes, entend encourager les femmes à se faire dépister afin de favoriser une prise en charge précoce de la maladie.
Elle a également souligné l’intérêt de sensibiliser les étudiants de l’INP-HB, considérés comme des relais potentiels de l’information auprès de leurs familles et de leurs proches. L’objectif est de les amener à promouvoir le dépistage et à encourager toute personne présentant une anomalie à se rendre rapidement dans un établissement de santé.
Les deux intervenantes ont appelé à une mobilisation accrue autour de la prévention et du dépistage, rappelant que la détection précoce améliore les chances de guérison des cancers concernés.
(AIP)
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