Niakara, 19 avr 2026 (AIP)- Les autorités ivoiriennes sous l’impulsion du ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité (MINHAS), à travers l’Office national de l’eau potable (ONEP), ont lancé dimanche 19 avril 2026, des travaux de dragage de la retenue d’eau alimentant le château d’eau de la ville pour soulager les populations de Niakara, confrontées à une pénurie d’eau potable depuis près de quatre mois, a constaté l’AIP.
Sur le site, le décor traduit l’ampleur de la crise. Dans le lit entièrement asséché du barrage, la drague munie d’une pelle hydraulique est à l’œuvre, creusant une terre devenue boueuse et compacte sous l’effet du retrait prolongé des eaux. Le sol, habituellement immergé, est désormais à découvert, par endroits colonisé par une végétation clairsemée ayant poussé là où stagnait autrefois l’eau. La vaste étendue quasiment vide confirme l’assèchement avancé du plan d’eau.
Cette opération de curage, selon les ouvriers rencontrés sur place, vise à débarrasser le barrage de la vase accumulée au fil du temps afin de l’approfondir et améliorer sa capacité de stockage. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de réhabilitation de l’infrastructure hydraulique, dans un contexte où l’alimentation du château d’eau de Niakara est interrompue depuis des mois.
En parallèle, un dispositif de ravitaillement par camions-citernes a été mis en place pour atténuer les difficultés des populations. Quatre engins d’une capacité de 20 m³ chacun desservent actuellement les quartiers de la ville. Une solution provisoire portant sur le raccordement de deux forages hydrauliques au réseau existant est également en cours d’essai.
En dépit de ces réponses immédiates, les populations insistent pour une solution pérenne. Elles fondent notamment leurs espoirs sur le projet de raccordement du barrage de Kafiné à Niakara et aux localités environnantes, considéré comme l’alternative la plus durable pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable.
À travers ces travaux de dragage en cours, les autorités entendent non seulement faire face à l’urgence, mais aussi poser les bases d’une meilleure résilience du système d’alimentation en eau de la ville.
(AIP)
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