Ferkessédougou, 4 juil 2026 (AIP) – Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a annoncé la levée prochaine des mesures administratives prises contre la Sucrerie africaine de Côte d’Ivoire (SUCAF-CI), à la suite des résultats jugés satisfaisants de l’opération de dépollution du site de Ferké 2, après l’incident écologique survenu en début d’année.
Cette annonce a été faite vendredi 3 juillet 2026, à l’issue d’une visite de terrain effectuée sur le site industriel, en présence de la direction générale de l’entreprise, du corps préfectoral de Ferkessédougou et du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL).
Selon le ministre, cette mission gouvernementale visait à évaluer l’impact de la rupture d’un réservoir de mélasse survenue début 2026, qui avait entraîné un déversement de polluants dans l’environnement de l’usine et jusqu’aux confluents du fleuve Bandama, provoquant une mortalité de poissons, bio-indicateurs de pollution.
Abou Bamba a indiqué que les premières mesures d’urgence, suivies des opérations de bioremédiation conduites par l’entreprise spécialisée COSCO, avec l’appui du CIAPOL, ont permis de constater une amélioration progressive de l’écosystème, marquée notamment par la réapparition d’oiseaux et d’autres espèces animales sur le site.
Il a toutefois souligné que cette mission s’inscrit dans un message de fermeté à l’endroit des industriels, rappelant que le développement économique doit se concilier avec la protection de l’environnement, conformément au principe du « pollueur-payeur » en vigueur en Côte d’Ivoire.
Il a précisé que le gouvernement, sous la conduite du président de la République, Alassane Ouattara, entend accompagner les entreprises industrielles dans la prévention des risques écologiques, sans freiner leurs activités.
Au total, environ 80 ha du site de Ferké 2 ont été traités depuis plus d’un mois par COSCO à l’aide de techniques de bioremédiation et de produits conformes aux normes internationales. Des analyses physico-chimiques régulières du sol sont également réalisées pour suivre l’évolution de la restauration environnementale.
Selon les services techniques, les indicateurs environnementaux observés traduisent un retour progressif à la normale, voire une amélioration de la qualité écologique des zones impactées.
(AIP)
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