Abidjan, 04 sept 2025 (AIP) – Dix jeunes filles vulnérables, issues de Boundiali et de Sinfra, ont été sélectionnées pour bénéficier du projet « Girl solidarity », initié par l’association Women leader en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), afin de leur apporter un appui financier et psychosocial pour leur maintien dans le système éducatif.
Le projet Girl solidarity s’inscrit dans la continuité des efforts du ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, ainsi que dans l’engagement de la Côte d’Ivoire à garantir l’égalité entre les sexes, notamment dans le domaine éducatif.
Cette initiative entend soutenir la scolarisation des jeunes filles en les aidant à se maintenir dans le système éducatif, face aux difficultés financières. Avec l’appui de plusieurs partenaires, dont la Fondation Orange, l’Agence nationale de la formation professionnelle (AGEFOP), l’Ambassade de Tunisie, le groupe Serco, l’association ambitionne d’accompagner les filles vulnérables, quel que soit leur rendement scolaire, afin de leur donner la chance de rester à l’école et de construire leur avenir.
« Ce programme est complet et structurant. Il comprend un mentorat scolaire pour renforcer leur parcours éducatif, une formation digitale, des opportunités d’intégration professionnelle et des bourses d’études grâce à nos partenariats avec le secteur privé », a déclaré la présidente de l’association, Tara Ninkema Koné. Elle a précisé que le projet s’étend sur trois ans et bénéficiera, au total, à 30 jeunes filles.
Pour la représentante résidente adjointe de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, Marina Stirbu, l’éducation des filles n’est pas seulement une question de justice sociale, mais un levier puissant pour le développement économique, la santé, la réduction des inégalités et la stabilité des sociétés.
« Chaque fille qui reste à l’école, chaque fille qui achève son cycle scolaire, est une victoire pour sa famille, sa communauté et pour la nation tout entière », a déclaré Mme Stirbu en présence de la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, Myss Belmonde Dogo, désignée marraine de cette première cohorte. Elle a assuré que l’UNICEF restera aux côtés des bénéficiaires, du gouvernement et des autres partenaires afin que le parcours scolaire de ces filles ne soit pas interrompu.
Selon les annuaires statistiques officiels 2023-2024, le taux net de scolarisation des filles dans le secondaire est de 60,2 % dans le premier cycle (12-15 ans) et de 24,5 % dans le second cycle (16-18 ans). Ces taux sont plus élevés en zone urbaine (66,1 %) qu’en zone rurale (34 %).
Par ailleurs, les régions de la Bagoué et de la Marahoué, d’où sont issues les filles de la première cohorte du projet, figurent parmi les zones à fort taux de vulnérabilité pour les jeunes filles, selon le dernier rapport de la Banque mondiale.
(AIP)
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