Abidjan, 09 sept 2025 (AIP) – Des explosions ont secoué le mardi 9 septembre 2025 Doha, la capitale du Qatar, où Israël affirme avoir mené une frappe ciblée contre « de hauts responsables » du Hamas.
Selon Al Arabiya, les frappes ont visé les quartiers abritant la délégation du mouvement islamiste palestinien. L’armée israélienne a indiqué dans un communiqué que l’opération, menée avec le Shin Bet (service de sécurité intérieure), avait été préparée pour limiter les dommages aux civils, grâce à l’usage de munitions de précision et de renseignements complémentaires.
Le Qatar, médiateur clé dans les négociations pour un cessez-le-feu, a dénoncé une attaque « lâche » ayant visé des immeubles résidentiels. Son ministère des Affaires étrangères, par la voix de Majed al-Ansari, a condamné « fermement » cette frappe, accusant Israël de menacer la stabilité régionale.
Cette attaque intervient au lendemain d’une fusillade meurtrière à Jérusalem-Est, revendiquée par les Brigades Al-Qassam, la branche armée du Hamas, qui a fait six morts près de la colonie de Ramot.
Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a salué la frappe à Doha, estimant que « les terroristes n’auront aucune immunité, où qu’ils soient dans le monde ». L’ambassade des États-Unis au Qatar a, de son côté, appelé ses ressortissants à rester à l’abri.
La tension déborde au-delà du théâtre israélo-palestinien. Au Liban, le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi, a annoncé que l’armée libanaise devrait achever, d’ici trois mois, le désarmement du Hezbollah dans le sud du pays, à la frontière israélienne. Affaibli par la guerre terminée en novembre 2024, le mouvement pro-iranien refuse toutefois de remettre ses armes, accusant le gouvernement libanais de céder aux pressions israéliennes et américaines.
En Europe, les répercussions diplomatiques se multiplient. L’Espagne a décidé d’interdire l’entrée sur son territoire à deux ministres israéliens d’extrême droite, Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich, en représailles à une mesure similaire annoncée la veille par Israël contre deux ministres espagnols. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a précisé que les deux responsables israéliens figuraient désormais sur la liste officielle des personnes sanctionnées.
Le chef de la diplomatie belge, Maxime Prévot, a de son côté réclamé une enquête « complète et transparente » après un incident survenu en Tunisie impliquant une flottille à destination de Gaza, dont les militants affirment avoir été ciblés par un drone.
Enfin, depuis Washington, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a affirmé que « toutes les options sont sur la table » pour contraindre Moscou à entamer des pourparlers de paix sur l’Ukraine, appelant les Européens à « rejoindre pleinement » les efforts américains.
Ces multiples réactions illustrent un climat international marqué par une escalade de tensions et des repositionnements diplomatiques qui dépassent le seul cadre du conflit israélo-palestinien.
(AIP)
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