Abidjan, 17 juin 2026 (AIP) – Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) de Côte d’Ivoire a participé, mercredi 17 juin 2026 à Genève (Suisse), à une séance du Conseil des droits de l’homme des Nations unies consacrée au droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible.
Selon une note d’information du président du CNDH, Dr Christian Arnaud Adjelou, la délégation ivoirienne a pris part au dialogue interactif avec la Rapporteure spéciale sur le droit à la santé, Mme Tlaleng Mofokeng.
Le rapport présenté à cette occasion dresse un bilan critique de la situation mondiale du droit à la santé, mis à rude épreuve par des crises systémiques et des conflits armés, notamment en Ukraine, en Palestine et en Iran. Ces situations contribuent, selon le document, à fragiliser durablement les systèmes de santé et les politiques publiques sanitaires à travers le monde.
Les échanges ont mis en évidence plusieurs approches divergentes entre les États et groupes régionaux.
Le Nigeria, Cuba et Bahreïn, ce dernier s’exprimant au nom des États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), ont insisté sur la nécessité de préserver la souveraineté des États dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques de santé publique, en tenant compte des réalités nationales.
L’Indonésie, au nom d’une coalition de 60 pays, a pour sa part mis en avant l’importance du respect du droit à la différence et d’une plus grande flexibilité dans l’application des normes sanitaires internationales.
De son côté, le Groupe africain a plaidé pour une approche intégrée des droits humains, soulignant l’interdépendance entre les droits fondamentaux. Il a notamment appelé au renforcement de l’obligation de redevabilité, à l’opposabilité du droit à la santé, à l’amélioration de l’accès à l’éducation sanitaire et à la transparence dans la diffusion de l’information médicale.
Les travaux du Conseil devraient porter également sur un dialogue interactif consacré à la promotion et à la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression.
Cette participation s’inscrit dans le cadre du suivi par le CNDH des sessions du Conseil des droits de l’homme des Nations unies et des débats internationaux relatifs aux droits fondamentaux.
(AIP)
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