Abidjan, 11 fév 2025 (AIP) – Deux fosses communes contenant plusieurs dizaines de corps de migrants ont été découvertes dans le Sud de la Libye, a annoncé lundi 10 février 2025, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), soulignant les risques mortels auxquels sont confrontées les personnes fuyant la pauvreté et les conflits.
Dix-neuf corps ont été retrouvés à Jakharrah, à environ 400 km au sud de Benghazi, tandis qu’une seconde fosse commune, située dans le désert d’Alkufra, pourrait contenir jusqu’à 70 corps. Certaines victimes présentaient des blessures par balle, selon l’OIM.
Ces découvertes ont été faites à la suite d’une opération des forces de sécurité libyennes contre un réseau de traite d’êtres humains, qui a permis de secourir des centaines de migrants. Un Libyen et deux ressortissants étrangers ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire.
« La perte de ces vies est un autre rappel tragique des dangers auxquels sont confrontés les migrants qui se lancent dans des voyages périlleux », a déclaré Nicoletta Giordano, chef de mission de l’OIM en Libye, appelant à une protection renforcée des droits des migrants.

Ce n’est pas la première fois que de telles fosses communes sont découvertes en Libye. En mars 2024, les corps de 65 migrants avaient été retrouvés dans le Sud-Ouest du pays.
Selon le projet « Migrants disparus » de l’OIM, 965 décès et disparitions ont été enregistrés en Libye en 2024, dont 22 % sur les routes terrestres, mettant en évidence la nécessité de renforcer les efforts de recherche et de secours.
L’agence onusienne a exhorté les autorités libyennes à garantir une identification digne des victimes et un soutien à leurs familles, tout en appelant à une collaboration régionale renforcée pour lutter contre le trafic de migrants.
(AIP)
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