Abidjan, 24 juin 2026 (AIP) – Les experts de la Confédération des États du Sahel (AES) ont entamé mardi 23 juin 2026, à Ouagadougou, un atelier de quatre jours consacré à l’élaboration d’un document-cadre stratégique destiné à orienter les futures consultations entre l’AES et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Prévue du 23 au 26 juin, cette rencontre réunit des représentants du Burkina Faso, du Mali et du Niger autour d’un objectif commun : définir des positions concertées qui serviront de base aux discussions avec l’organisation sous-régionale, tout en préservant les intérêts et les priorités de la Confédération, a rapporté l’Agence d’Information du Burkina Faso (AIB).
À l’ouverture des travaux, les chefs des délégations des trois États membres ont réaffirmé leur attachement au dialogue avec la CEDEAO. Ils ont toutefois insisté sur la nécessité de respecter la souveraineté des pays de l’AES et de préserver les intérêts stratégiques de leurs populations.
Les participants ont rappelé que les premiers échanges officiels entre les deux organisations, notamment la rencontre entre les ministres des Affaires étrangères de l’AES et le président de la Commission de la CEDEAO, avaient permis de jeter les bases d’un cadre de dialogue et d’identifier les principaux sujets devant faire l’objet de futures consultations.
Au terme de l’atelier, les experts devront identifier et consolider les domaines prioritaires de consultation et de négociation avec la CEDEAO, définir les intérêts stratégiques de l’AES ainsi que ses marges de manœuvre, et élaborer un argumentaire commun destiné à soutenir les positions de la Confédération.
Les travaux devraient également aboutir à la validation d’un projet de document-cadre consensuel qui servira de référence aux prochaines discussions entre l’AES et la CEDEAO.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire général du ministère burkinabè des Affaires étrangères, Hermann Yirigouin Toé. Celui-ci a appelé les participants à conduire leurs réflexions dans un esprit de fraternité, de responsabilité et de recherche de l’intérêt général.
« Que nos réflexions soient à la hauteur des sacrifices consentis par nos peuples, que nos recommandations renforcent davantage la cohésion, la crédibilité et l’efficacité de notre Confédération et qu’au terme de nos échanges, nous puissions remettre à nos chefs d’État un document réaliste et fidèle aux aspirations profondes des peuples de l’AES », a-t-il déclaré.
La délégation malienne est conduite par Mahamane Amadou Maïga, chargé de mission auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, tandis que la délégation nigérienne est dirigée par Al Assane Ousmane, conseiller technique du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’extérieur.
(AIP)
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