Abidjan, 29 juil 2025 (AIP) – Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a appelé le Cameroun à mieux mobiliser son capital pour une croissance plus inclusive et durable, le 22 juillet à Yaoundé, lors de la présentation de son Rapport pays 2025.
Intitulé « Tirer le meilleur parti du capital du Cameroun pour favoriser son développement », ce rapport s’inscrit dans le cadre des Perspectives économiques en Afrique 2025, rapporte un communiqué de presse transmis à l’AIP le lundi 28 juillet par APO Group.
Il recommande une série de réformes structurelles visant à renforcer la mobilisation des ressources domestiques, améliorer la gouvernance et diversifier les sources de financement, à travers notamment la Stratégie nationale de financement intégré (SNFI) en cours d’adoption.
Présenté par Ameth Saloum Ndiaye, économiste pays principal à la BAD, et Godwill Kan Tange, économiste pays national, le rapport dresse un portrait lucide d’une économie en reprise, avec une croissance estimée à 3,6 % en 2024, portée par les investissements en infrastructures et les industries manufacturières locales.
« Le rapport propose des pistes concrètes pour optimiser l’exploitation des ressources budgétaires, ainsi que du capital naturel, humain et financier du pays », a souligné Ameth Saloum Ndiaye.
Parmi les recommandations clés, figurent la réduction des exonérations fiscales, la digitalisation accrue, la restructuration des entreprises publiques stratégiques, ainsi que l’amélioration du climat des affaires. Le rapport insiste aussi sur la transparence et la redevabilité, notamment à travers la publication régulière des états financiers des entreprises publiques.
Chef de la Division des opérations à la BAD, Mamadou Tangara a salué les efforts des autorités camerounaises en matière de réforme, estimant que le rapport s’aligne sur les priorités du gouvernement.
Le secrétaire général du ministère de l’Économie, Jean Tchoffo, représentant le gouverneur de la Banque pour le Cameroun, a quant à lui salué la pertinence du rapport. « Nous avons la conviction que ses recommandations viendront enrichir notre réflexion et renforcer nos efforts pour renouer avec une croissance solide, durable et inclusive », a-t-il déclaré.
Le rapport identifie enfin comme priorités la consolidation du secteur financier, la valorisation des produits locaux, le développement des infrastructures régionales et la réduction progressive des subventions sur les carburants, tout en maintenant les investissements publics.
(AIP)
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