Kouto, 1er oct 2026 (AIP) – Le comité départemental de surveillance des décès maternels et de riposte de Kouto a relevé, mercredi 30 septembre 2026, une hausse des accouchements à domicile dans le département, lors de sa réunion trimestrielle tenue à la préfecture, sous la présidence du préfet Gnamou Angoran Pierre.
Présentant la situation des « activités santé mère – enfant » au cours du 3e trimestre 2026, le directeur départemental de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle de Kouto, Dr Koné Sékou, a relevé une augmentation des accouchements à domicile, passés de 96 au trimestre précédent à 106 au troisième trimestre.
Selon Dr Koné, cette hausse pourrait notamment s’expliquer par la saison des pluies, qui rend difficiles les déplacements nocturnes des femmes enceintes vers les structures sanitaires en cas de déclenchement du travail.
Il a toutefois estimé que les conditions météorologiques ne sauraient expliquer à elles seules cette situation, évoquant également l’insuffisance du suivi des consultations prénatales, qui peut conduire certaines femmes à être surprises par le début du travail à domicile.
Le directeur départemental de la Santé a exhorté les femmes enceintes et leurs proches, notamment les maris, à privilégier les accouchements dans les structures sanitaires afin de bénéficier de l’assistance d’un personnel qualifié et de se rapprocher, si nécessaire, d’une structure de référence.
Il a également invité les agents de santé à améliorer l’accueil des parturientes, quel que soit le stade de leur grossesse, et à les sensibiliser davantage au respect des dates de consultations prénatales.
Dr Koné a, par ailleurs, recommandé aux sages-femmes de maintenir, lorsque cela est nécessaire, les femmes présentant des signes de travail dans les structures sanitaires jusqu’à l’accouchement, afin d’éviter qu’elles ne retournent à domicile et soient surprises par l’évolution des contractions.
Président du comité, le préfet Gnamou Angoran Pierre, a, une fois de plus, insisté sur la nécessité pour les femmes enceintes de se rendre dans les structures sanitaires pour leur suivi et leur accouchement. Il a invité les agents de santé à toujours améliorer l’accueil et la prise en charge des parturientes.
« Il n’y a plus de raison, avec les moyens dont nous disposons, que des femmes perdent la vie en couche. L’État a mis les moyens qu’il faut pour l’éviter », a déclaré M. Gnamou, estimant que la surveillance et la sensibilisation doivent permettre de réduire les décès maternels évitables.
Il a appelé les membres du comité à poursuivre leur mission de surveillance et de sensibilisation afin de préserver la santé des mères et de leurs nouveau-nés.
(AIP)
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