Lakota, 01 juil 2026 (AIP) – Les producteurs de café-cacao de Lakota ont été sensibilisés, mardi 30 juin 2026, aux avantages sociaux et économiques de la carte du planteur, dont la détention deviendra obligatoire à compter du 1er septembre 2026 pour la commercialisation des produits agricoles, à l’occasion de l’Assemblée générale ordinaire de la Société coopérative des producteurs pour la durabilité agricole de Lakota (SOCOPDAL).
Le délégué régional du Lôh-Djiboua du Conseil du café-cacao, Elo Kouassi Evariste, a mis l’accent sur l’accès gratuit et à vie à la Couverture maladie universelle (CMU) pour tous les producteurs recensés ainsi que leurs ayants droit. Il a rappelé que, depuis la campagne 2024-2025, cette couverture est entièrement financée par le conseil, sans aucune cotisation à la charge des planteurs.
« Beaucoup de planteurs possèdent déjà leur carte sans connaître réellement les avantages auxquels elle donne droit. Je les invite à se rendre dans les établissements de santé pour bénéficier de leur prise en charge grâce à la CMU. Ils font partie des rares catégories de travailleurs en Côte d’Ivoire dont les soins sont couverts sans contribution directe, grâce à leur statut de producteurs », a expliqué M. Elo.
Au-delà de son volet social, le délégué régional a présenté la carte du planteur comme un outil de modernisation de la filière café-cacao. Dotée d’une puce bancaire, elle permet de sécuriser le paiement du prix bord champ fixé par l’État, de limiter les risques liés à la manipulation d’importantes sommes d’argent et de garantir la traçabilité des récoltes, une exigence des marchés internationaux, notamment européens.
Selon lui, ce dispositif contribuera également à mieux structurer la filière en renforçant l’organisation des producteurs et en luttant contre les pratiques des acheteurs frauduleux, dans un souci de transparence et de professionnalisation du secteur.
À l’approche de l’échéance du 1er septembre 2026, Elo Kouassi Evariste a exhorté les producteurs, à travers leurs coopératives, à régulariser leur situation afin de se conformer à cette réforme, qu’il a présentée comme un levier de sécurisation des revenus des planteurs et de consolidation de la durabilité de la filière café-cacao ivoirienne.
(AIP)
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