Sokourala Vassouatchè-fesso (Man), 24 août 2026 (AIP) – Le président des jeunes de Sokourala Vassouatchè-fesso, Sadia Moussa Dosso, a plaidé vendredi 21 août 2026, pour l’amélioration des infrastructures de base, notamment la route, l’accès à l’eau et aux télécommunications, ainsi que pour le développement d’activités génératrices de revenus au profit des jeunes de la localité.
Dans un entretien accordé à l’AIP en marge de la 4e édition du Festival Nissondia, M. Dosso a relevé plusieurs difficultés qui affectent le quotidien des populations et freinent le développement économique du village situé dans la sous-préfecture de Sandougou-Soba (Ouest ivoirien, région du Tonkpi).
La première préoccupation concerne l’accès aux soins de santé. « On n’a pas de centre de santé ici. Si on est malade là, il faut parcourir d’abord huit kilomètres avant d’aller à l’hôpital à Bofesso ou au chef-lieu de sous-préfecture de Sandougou-Soba », a-t-il déploré, évoquant les difficultés rencontrées par les malades en cas d’urgence.

Le président des jeunes a également déploré l’absence de réseau de téléphonie mobile dans le village. Pour passer un appel, les habitants sont contraints de se rendre sur l’une des montagnes qui ceinture le illage, où le signal est disponible, une situation qui complique les communications, notamment en cas d’urgence.
L’état de la route constitue une autre doléance majeure. La dégradation de la voie, en terre battue et argileuse, encore plus inaccessible en saison pluvieuse, rend difficile la circulation des personnes et des marchandises et pénalise particulièrement les activités agricoles.
« La difficulté d’accès fait que les véhicules ne prennent pas le risque de venir dans le village, donc les cultures se détériorent », a expliqué M. Dosso, citant notamment le cacao, le café, le riz, le manioc et le maïs parmi les principales productions locales.
Selon lui, l’enclavement entraîne parfois la perte de produits agricoles, faute de moyens de transport pour les évacuer vers les marchés. Il a donc appelé le gouvernement à bitumer la route afin de permettre aux producteurs de mieux commercialiser leurs récoltes et d’accroître leurs revenus.
« S’il y a la route, on va avoir l’argent », a-t-il soutenu, estimant qu’une meilleure accessibilité permettrait également de valoriser davantage le potentiel agricole de Sokourala Vassouatchè-fesso.
La question de l’approvisionnement en eau potable préoccupe également les populations. Le responsable des jeunes a fait état de difficultés liées aux pompes hydrauliques, obligeant certains habitants à parcourir environ un kilomètre pour s’approvisionner en eau.
Il a par ailleurs appelé à une meilleure prise en compte de l’emploi des jeunes. Il a relevé que ceux-ci travaillent principalement dans les exploitations agricoles familiales, notamment dans le cacao, le café, le riz, le manioc et le maïs, mais que les difficultés d’évacuation des produits limitent les possibilités de revenus.
Toutefois, lors de la cérémonie d’ouverture du Festival Nissondia, vendredi en présence du sous-préfet de Sandougou-Soba, Djekou Fahio Léonard, la présidente de la Mutuelle pour le développement de Sokourala (MUDES), Affissiata Diomandé, a annoncé la construction prochaine d’un centre de santé dans le village. Elle a également salué les travaux d’adduction d’eau en cours.
Comme toutes les populations interrogées par l’AIP, la présidente de la MUDES plaida pour le reprofilage de la voie d’accès routier à Sokourala Vassouatchè-fesso, estimant que l’amélioration de la desserte du village est indispensable à la valorisation de ses potentialités culturelles, historiques et économiques.
La 4e édition du Festival Nissondia, organisée du 21 au 23 août autour du thème « Renforcement de la cohésion sociale par la valorisation de notre patrimoine culturel », constitue notamment un cadre de mobilisation des ressortissants autour des enjeux de développement du village presque bicentenaire fondé par Diomandé Vassouatchè.
(AIP)
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